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    350 représentants de 12 religions

    Belgique: 6e rencontre interreligieuse pour la paix (080992)

    Bruxelles, 8septembre(APIC) Six ans après le premier rendez-vous mondial

    des religions pour la paix, convoqué en octobre 1986 à Assise à l’initiative du pape Jean Paul II, une sixième rencontre interreligieuse aura lieu en

    Belgique du 13 au 15 septembre. Après deux jours de conférences et de tables-rondes sur la paix à Louvain, les quelque 350 représentants des douze

    principales traditions religieuses de la planète se retrouveront à Bruxelles pour prier pour la paix.

    Pas moins de 90 pays seront représentés à la cérémonie de clôture de

    cette sixième rencontre qui aura lieu dans l’après-midi du 15 septembre sur

    la Grand-Place de Bruxelles. Après deux jours de dialogue à Louvain, tous

    les délégués signeront un appel commun pour la paix et échangeront un dernier geste d’amitié. Auparavant les uns et les autres se seront réunis en

    différents lieux de la capitale belge pour prier pour la paix selon leur

    traditions respectives.

    "Bruxelles n’est pas seulement un carrefour où se rencontrent les organisations et les entreprises internationales, relève Mgr Luc de Hovre, évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles. C’est aussi un endroit où le dialogue

    oecuménique et interreligieux peut vraiment être mis en pratique. Tel est

    le défi, et en même temps la possibilité offerte: apprendre à se connaître,

    se comprendre et s’apprécier; et cela dans un climat où il ne s’agit pas de

    cacher son identité, mais où l’on peut la montrer aux autres de manière

    amicale."

    Europe, religions et paix

    Le thème général de la rencontre est : "l’Europe, les religions et la

    paix". "Quelles sont les questions anciennes et nouvelles qui se posent aujourd’hui aux religions?" Telle sera l’interrogation adressée aux participants lors de la séance d’ouverture du dimanche après-midi. Cette séance

    sera introduite par Andrea Riccardi, membre de la communauté chrétienne

    Sant’Egidio, fondée à Rome en 1968 et cheville ouvrière des rencontres annuelles "Hommes et religions", l’archevêché de Malines-Bruxelles étant cette année co-organisateur de la rencontre.

    Outre le cardinal Godfried Danneels, on attend les interventions du cardinal Edward Cassidy, président du Conseil pontifical pour l’unité des

    chrétiens, de Robert Mugabe, président du Zimbabwe, du Grand Rabbin de Netania, David Shloush, du Grand Mufti de Tunis, Mohammed Mokthar Sellami, de

    Mgr Parthenios III, partriarche orthodoxe grec d’Alexandrie et de toute

    l’Afrique, d’Etai Yamada, grand prêtre de l’école bouddhiste Tendai au Japon et de Swami Chidananda Mahraj, président de la Divine life society en

    Inde.

    17 tables-rondes

    17 tables-rondes ouvertes au public seront organisées lundi à Louvain.

    Parmi les sujets traités, plusieurs abordent la responsabilité des religions dans un contexte continental. On parlera notamment du dialogue judéochrétien et islamo-chrétien, comme de la rencontre des cultures, de la responsabilités des religions dans la lutte pour la paix ou encore de leur rôle dans la vie économique et sociale. Les Belges débattront autour du thème: "vers une nouvelle société multireligieuse et multiraciale: l’expérience belge".

    Le défi de l’ouverture

    Depuis Assise en octobre 1986, les organisateurs ont toujours souligné

    la double spécificité de ces rencontres interreligieuses pour la paix. Il

    s’agit de se rassembler, de se parler, de se savoir unis dans la prière

    pour la paix. Il ne s’agit pas par contre de de supprimer les spécificités

    de chacun pour les noyer dans un ensemble interreligieux vague et uniforme.

    Cette idée, aussi prometteuse soit-elle, n’est pas facile à vivre dans

    le concret, constatent les responsables de la communauté Sant’Egidio. Albert Quatrucci, secrétaire de l’organisation, ne cache pas qu’il a dû vaincres de nombreuses résistances, même au Vatican pourtant organisateur de la

    première rencontre d’Assise. "Un personne m’a cependant toujours encouragé

    sans réserve, c’est Jean Paul II". N’en déplaise aux intégristes qui qualifient cette rencontre de "blasphème et de péché d’infidélité à la foi catholique". (apic/cip/mp)

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