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    A la recherche d’un renouveau des ministères

    Belgique: 6e Colloque des prêtres mariés (300492)

    Louvain, 30avril(APIC) C’est dans le but de "contribuer à la recherche

    d’un renouveau des ministères dans l’Eglise" que l’association "Inspraak"

    (Concertation), qui rassemble les prêtres mariés en Flandre, vient d’organiser son 6e Colloque le week end dernier à Louvain. Trois pistes ont été

    réaffirmées par les participants: l’abandon de l’obligation de la discipline du célibat sacerdotal, la réintégration des prêtres mariés dans leur ministère et l’accès des femmes au ministère ordonné.

    Selon les responsables de l’association flamande "Inspraak", leur mouvement regroupe environ 230 prêtres mariés et plusieurs dizaines de prêtres

    non mariés sympathisants de leur cause. Ils estiment que les prêtres mariés

    dans la partie francophone de la Belgique sont encore plus nombreux. Les

    membres d’"Inspraak" se sont mariés dans les années "d’après 68" et sont

    aujourd’hui âgés de 50 à 65 ans en moyenne. La majorité d’entre eux ont

    gardé le contact avec l’Eglise institutionnelle, et ils sont beaucoup à

    exercer des fonctions "laïques" à l’intérieur de l’Eglise, comme conseillers de paroisse ou professeurs de religion.

    Le professeur Martens, de la Faculté de théologie de l’Université catholique de Louvain (KUL, néerlandophone), était l’invité de ce 6e Colloque.

    Dans une conférence consacrée à la découverte des "chemins qui mènent à

    Dieu", il s’est d’abord penché sur les attitudes fondamentales qui soustendent la vie chrétienne. Avant même de s’interroger sur la nature des

    chemins qui peuvent mener à Dieu, le professeur Mertens a invité ses auditeurs à ne pas supposer trop vite la réponse à la question "Dieu existe-til ?". A vrai dire, dit-il, si le mot "Dieu" faisait difficulté, on pourrait déjà parler de ce qui constitue la "profondeur" de l’être ou du "fondement de toute existence".

    "Dieu ne peut être l’objet d’aucune connaissance empirique"

    Et d’expliquer : "Celui qui a une connaissance de la profondeur de

    l’être a déjà une connaissance de Dieu et ne peut donc plus être athée".

    Sous cet angle, le mot "athée" ne peut s’appliquer, relève-t-il, qu’à

    l’homme qui se maintient à un niveau superficiel. Le professeur Mertens

    précise que Dieu - ou la "profondeur indicible" - ne peut être l’objet

    d’aucune connaissance empirique.

    A proprement parler, "il est impossible de saisir Dieu, de le comprendre. On ne peut qu’expérimenter des signes de sa présence". Le professeur

    Mertens rappelle à ce sujet le propos de saint Augustin: "Si tu peux comprendre Dieu, alors, ce n’est pas Lui". Dieu ne peut pas être davantage la

    conclusion d’une démonstration, ajoute le conférencier, se référant à saint

    Thomas d’Aquin: "On ne peut pas conclure que Dieu existe; on peut seulement

    dire de cette réalité que tout le monde l’appelle Dieu".

    Ainsi, pour le professeur Mertens, tout homme est croyant, d’une manière

    ou d’une autre, dans le sens où tout homme détermine sa vie en fonction

    d’un certain nombre de valeurs auxquelles il croit. Il va même jusqu’à affirmer que tout homme a une foi proprement religieuse. Chacun, en effet,

    dit-il, adhère à une série de valeurs, mais pas à toutes de manière équivalente. En cas de conflit de valeurs, certaines l’emportent finalement sur

    d’autres, qui sont sacrifiées. La valeur à laquelle l’homme est, en définitive, prêt à s’en remettre totalement, c’est Dieu, poursuit-il.

    Les prêtres mariés se disent prêts à reprendre du service

    L’assemblée générale de l’association a été l’occasion pour "Inspraak"

    de préciser sa position face au renouveau des ministères. Alors qu’il devient de plus en plus difficile pour l’Eglise de trouver des ministres en

    nombre suffisant, "Inspraak" rappelle que nombre de ses membres se tiennent

    à la disposition des communautés ou des groupes qui en feraient la demande

    et auraient "l’ouverture nécessaire" pour accepter des prêtres mariés.

    L’association rappelle également que "l’on ne peut en aucune manière faire

    remonter jusqu’à Jésus les structures actuelles de l’Eglise ni la forme

    strictement célibataire et masculine du ministère ordonné". "C’est seulement le résultat d’une organisation ultérieure et en constante évolution à

    travers l’histoire".

    Enfin, les prêtres mariés n’admettent pas qu’on leur reproche d’être infidèles à l’engagement qu’ils ont pris autrefois. Selon l’association, "la

    fidélité est une notion dynamique; elle demeure ouverte à de nouvelles visions et à de nouveaux besoins. Pour poursuivre le chemin entamé, elle exige parfois d’opter pour des formes nouvelles plutôt que pour des formes anciennes et inadaptées". (apic/cip/be)

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