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    La ministre de la justice va examiner la position des évêques

    Bavière: L’Eglise peut rester dans le système de consultation

    Munich/Baden-Baden, 24 juin 1999 (APIC) La Bavière est le premier Land de la République fédérale allemande à accepter la décision de l’Eglise catholique allemande de rester dans le système de consultation étatique pour les femmes désirant interrompre une grossesse, tout en délivrant désormais des certificats de consultation qui mentionnent que de telles attestations ne peuvent servir pour un avortement.

    La ministre fédérale de la justice Herta Däubler-Gmelin (SPD) a pour sa part annoncé qu’elle allait faire examiner la position des évêques allemands pour savoir si elle est compatible avec la législation en vigueur en Allemagne. Si l’avortement est illégal en Allemagne, une interruption de grossesse peut être dépénalisée sur la femme présente un certificat attestant qu’elle s’est rendue préalablement dans un centre de conseil.

    Suite à une demande expresse du pape, les évêques allemands ont décidé que le certificat émis par les centres de consultation catholiques sera complété par une phrase disant que cette attestation "ne peut être utilisée pour procéder à un avortement dépénalisé".

    Pour la ministre bavaroise des Affaires sociales Barbara Stamm (CSU), à première vue l’Eglise pourra rester dans le système étatique malgré la modification décidée. Pour la ministre fédérale, qui va faire examiner de près la question, si les centres de consultation catholiques continuent de conseiller les femmes en difficultés dans le sens de la législation, "un additif de ce genre (la précision que le certificat ne peut être utilisé pour un avortement, nda.) n’est pas tellement significatif".

    Malgré cette adjonction, les centres de consultation doivent, pour rester conformes aux dispositions de la loi, laisser la femme prendre sa décision librement, a-t-elle précisé. C’est pourquoi il sera procédé à un examen de la pratique des centres de consultation tant au niveau fédéral que des Länder pour voir s’ils agissent dans le cadre de la législation en vigueur. La ministre social-démocrate regrette que ce soient finalement les femmes qui soient les plus touchées par le compromis adopté par les évêques allemands. (apic/kna/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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