Barrages contestés en Inde: la Communauté de (021192)
Le représentant suisse directement interpellé
Lausanne, 2novembre(APIC) La Communauté de travail Swissaid/Action de Carême/Pain pour le Prochain/Helvetas/Caritas (CT) demande au Directeur exécutif suisse de la Banque mondiale d’influencer dans le sens d’une réévaluation du projet Narmada en Inde. "Une série contestée de barrages provoquerait le déplacement de plus de 100’000 personnes ainsi que d’importants
dégâts à l’environnement. Ceci au nom d’un ’développement’ qui ne profiterait pas à la majeure partie de la population pauvre", constate-t-elle dans
un communiqué publié lundi.
Depuis le 1er novembre 1992, la Suisse est directement représentée auprès de l’instance dirigeante suprême de la Banque mondiale. Son représentant, Jean-Daniel Gerber, participera pour la première fois mardi à une
réunion de l’organe exécutif.
La Banque mondiale a récemment décidé de continuer à soutenir provisoirement le projet Narmada pendant six mois. En avril prochain, une nouvelle
évaluation devrait être faite. La CT demande à Jean-Daniel Gerber de tenir
compte des principes suisses en matière de politique de développement: la
Banque mondiale doit formuler des critères précis et contrôlables, qui permettent d’examiner l’arrêt ou la continuation du projet en avril 1993; un
statut indépendant pour la mission de préparation qui se rendra en Inde
pour cette prise de décision; contrôler strictement la politique de la Banque mnondiale et les critères pour les projets qui en résultent.
La CT, qui s’adressera directement auprès du président de la Banque mondiale, Lewis T. Preston, estime que le financement du projet Narmada par la
Banque mondiale doit être examiné par la commission compétente du Conseil
fédéral (Commission Nebiker). Les oeuvres suisses d’entraide se déclarent
en outre prêtes à participer à une éventuelle mission parallèle de la part
des organisations privées de développement et d’environnement en Inde en
avril 1993. A la demande des Associations indiennes de la Vallée de Narmada, la CT avait déjà pris position pour l’arrêt du projet. (apic/com/pr)