Barcelone : l’ex-ambassadeur au Vatican Puente Ojea (291187)
"Marcinkus", du journaliste Rossend Domènech
Barcelone, 29novembre(APIC) Jeudi, à Barcelone, Rossend Domènech, correspondant du journal catalan "Diari de Barcelona", à Rome a présenté à la
presse son livre intitulé "Marcinkus. La aventura de las finanzas vaticanas" (L’aventure des finances vaticanes). Ce dernier est publié en catalan,
espagnol et italien. Cet écrit a été présenté comme le premier travail
d’investigation d’un journaliste sur Mgr Marcinkus, archevêque nord-américain mis en cause en sa qualité de Directeur de l’Institut pour les Oeuvres
de la Religion dans la banqueroute frauduleuse du Banco Ambrosiano. Pour ce
journaliste, l’actuel Directeur de la Banque du Vatican "est une personne
de bon coeur, mais passablement téméraire".
La thèse principale de l’auteur ne réside point dans la question de
l’honnêteté du personnage, mais dans la logique du système bancaire de type
capitaliste dans laquelle Mgr Marcinkus a travaillé et dans la manière de
le lier au message chrétien.
A cette conférence de presse assistait l’ex-ambassadeur d’Espagne près
le St-Siège, Gonzalo Puente Ojea. Ce dernier, marxiste et agnostique reconnu, avait été nommé en 1985 par le premier ministre socialiste Felipe Gonzales au Vatican au pire moment des relations Eglise-Etat en Espagne.
Présentant le livre de Rossend Domènech, Puente Ojea a donné une interprétation tout à fait personnelle du christianisme selon laquelle l’Eglise
a été "marquée tout au long de son histoire par la recherche du pouvoir,
qui est inséparable de l’argent". Comme "preuve de l’immoralité" de l’Eglise, l’ex-ambassadeur espagnol près le St-Siège a repris ainsi l’affirmation
- citée dans le livre - selon laquelle une offre sous forme d’argent aurait
été faite à l’auteur en échange de la non-publication de cet écrit, un
écrit qui ne va pas manquer de susciter d’amples polémiques au-delà de la
péninsule ibérique. M. Ojea est actuellement remplacé par l’ambassadeur
espagnol Jesus Esquero Calvo qui a présenté ces lettres de créances au pape
en octobre dernier. (apic/cr/bd)