entre l’Eglise et les autorités
Rome, 27février(APIC/CIP) Bien que très minoritaires au Bangladesh (0,3%
de la population), les catholiques de ce pays peuvent pratiquer leur foi en
toute liberté, à condition de ne pas interférer dans les affaires musulmanes, comme c’est du reste le cas dans les pays ou l’islam est majoritaire.
"Nous sommes libres de professer notre foi, mais nous devons agir avec une
prudence particulière pour ne pas éveiller le moindre soupçon ou manquer de
respect, ni dans la prédication ni dans les différentes formes de culte que
nous pratiquons", a déclaré à Radio Vatican Mgr Michael Rozario, archevêque
de Dacca.
Le prélat fait du dialogue la première priorité pastorale. Les catholiques, a-t-il dit, ont la volonté d’aller à la rencontre des musulmans et
des hindouistes avec lesquels ils cohabitent, de chercher à comprendre leur
vision des choses et de vivre en harmonie avec eux, sans quoi la convivialité devient difficile.
S’exprimant au sujet des relations avec le gouvernement du Bangladesh,
Mgr Rozario les qualifie de "très cordiales". Il précise en outre que cela
vaut autant pour le gouvernement actuel que pour celui qui l’a précédé. "Il
arrive que des malentendus se produisent, mais, en général, quand un problème surgit, nous pouvons rencontrer les autorités et leur présenter notre
cas". Selon l’archevêque de Dacca, "les autorités ont toujours fait preuve
d’une grande disponibilité". (apic/cip/jt/pr)