Un grand nombre de centres "paravents" fermés
Bangkok, 15juillet(APIC) Après avoir arrêté récemment huit disciples de
la secte Moon à Bangkok, la police thaïlandaise entreprend actuellement de
démanteler le réseau entier de l’Eglise de l’Unification dans tout le pays.
Selon le Général Rangsit Yanothai, commandant de la division anti-crime de
la police thaïlandaise, la secte est accusée d’entretenir des liens étroits
avec plusieurs entreprises privées, supposées blanchir l’argent de la secte
en Thaïlande. Un grand nombre de centres financés par la secte Moon sont en
train d’être fermés.
Selon les éditions des 14 et 15 juillet du quotidien thaïlandais en
langue anglaise "The Nation", l’opération aurait déjà permis la fermeture
d’un grand nombre de centres de "l’Association du Centre de l’Unification
Culturelle", la fondation "paravent" utilisés en Thaïlande pour représenter
les intérêts de la secte fondée par le révérend coréen Sun Myung Moon.
Toujours selon ce quotidien, la police aurait d’ores et déjà fermé à
Bangkok plus de dix centres moonistes. Des perquisitions ont également été
effectuées dans les principaux centres provinciaux de l’"Association". Elles ont permis de découvrir l’étendue du réseau de la secte dans le pays,
"beaucoup plus important que prévu".
L’argent de la secte blanchi par les entreprises privées
D’après le général Rangsit Yanothai, l’opération lancée par les enquêteurs thaïlandais a permis de démanteler le réseau qui permettait le blanchiment, par le biais d’entreprises privées, de l’argent de l’Eglise de
l’Unification, nom officiel de la secte. 200 millions de baths, soit environ 12 millions de francs suisses récoltés par les fidèles de Moon à travers le pays, auraient été investis par des société "écrans" à l’occasion
de plusieurs acquisitions immobilières et dans le commerce des pierres et
de la joaillerie. Ces fonds auraient également servi à financer les actions
de la "Fondation Internationale pour l’Aide d’Urgence et l’Amitié", une organisation humanitaire présente notamment dans les camps de réfugiés en
Thaïlande.
La secte s’est également infiltrée dans les milieux universitaires. Se
servant des activités sportives et de l’organisation de voyages à l’étranger, elle a fini par se faire des partisans tant parmi les administratifs
que parmi les étudiants de trois grandes Universités de la capitale: Chulalomgkorn, Ramkhamaeng et Kasetsart. Cette opération de séduction menée par
la secte au moyen de l’organisation à but culturel et sportif CARP (Association universitaire pour la recherche des principes) est, d’après la police, à la base "des positions ouvertement hostiles à la religion, à la nation thaïlandaise et à la monarchie prises par les représentants des étudiants". (apic/rw/sjb)