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    Bangkok : planification familiale (260688)

    Le Saint-Siège dénonce un "impérialisme contraceptif"

    Bangkok, 25 juin (APIC/CIP) C’est un plaidoyer en faveur d’une planification naturelle qu’ont prononcé au nom du Saint-Siège Edmund Dunne, le directeur de la "Family life society" de Singapour et Valeria Navarretta, du

    Centre d’étude et de recherche sur la régulation naturelle de la fertilité

    de l’Université catholique du Sacré-Coeur de Rome, à la 22ème conférence du

    Conseil des organisations internationales des sciences médicales (CIOMS).

    Elle est réunie en session à Bangkok du 19 au 28 juin sur le thème :

    "L’éthique et les valeurs humaines de planification familiale".

    Dans son intervention, le Saint-Siège a presenté six défis. Le premier

    concerne les effets abortifs de certains contraceptifs : "Le droit à la liberté de conscience et le droit à l’information exigent que les personnes

    désirant utiliser, prescrire ou fournir une substance ou un dispositif contraceptifs soient informées des effets abortifs primaires ou secondaires de

    ceux-ci".

    Le deuxième défi concerne les effets secondaires contraires de certains

    contraceptifs. Pour le Saint-Siège, "le droit de toute personne à la santé

    et le principe de l’intégrité du bien-être corporel placent les chercheurs,

    les promoteurs et les fournisseurs de contraceptifs devant l’obligation

    d’avertir les femmes et les hommes qui utilisent ces substances et ces

    produits contraceptifs de tout effet secondaire nuisible possible".

    Concernant les effets stérilisants à long terme de certains

    contraceptifs, "le droit inaliénable des époux à fonder une famille et à

    décider de l’espacement des naissances et du nombre de leurs enfants donne

    aux chercheurs, aux promoteurs et aux fabricants de contraceptifs

    l’obligation de communiquer aux usagers tout effet stérilisant, permanent

    ou à long terme, d’une substance ou d’un dispositif contraceptif".

    Le mythe du "boom" démographique

    Abordant un quatrième défi, le Saint-Siège dénonce le mythe de la crise

    démographique mondiale. "Le changement des conditions sociales et économiques soulève une question morale pressante, à savoir si une politique mondiale consistant à réduire radicalement la population profitera aux populations sur le plan social et économique", estime le Saint-Siège, qui ajoute

    : "Bien qu’il existe des pays devant supporter des crises démographiques

    sérieuses au niveau régional ou national, la bombe démographique mondiale

    se révèle graduellement comme étant un mythe". Ce mythe reste l’apanage de

    l’idéologie que la délégation du Saint-Siège a appelée "imperialisme contraceptif", une idéologie affirmant qu’ "une population moins nombreuse

    permet d’atteindre un meilleur niveau économique".

    Abordant la question de l’éthique et des valeurs humaines dans la planification naturelle, la délégation a fait valoir que la seule forme véritablement "efficace" de planification familiale serait celle qui "respecte

    la santé des femmes et des hommes, respecte leur ethique, leurs valeurs religieuses et culturelles, et présente en même temps une capacité de

    souplesse d’adaptation aux problèmes de surpopulation et de souspopulation". Pour le Saint-Siège, "les méthodes naturelles de planification familiale qui s’appuient sur des principes éthiques sains et sont basées sur

    une évidence universelle sont les seules à être vraiment "efficaces", et

    c’est vers ces methodes que doivent être dirigés la recherche et le financement".

    Le sixième et dernier défi a trait à la question du sida. "La crise du

    sida, affirme le Saint-Siège, exige que seules les méthodes de contrôle de

    la fertilité qui ne favorisent pas les maladies sexuellement transmissibles

    puissent bénéficier de la recherche et de financements".

    La délégation du Saint-Siège présente à Bangkok a précisé que "l’Eglise

    propose ces six défis ethiques pour promouvoir le dialogue et la reforme de

    la planification familiale". Et d’ajouter pour conclure : "Les droits et

    les responsabilités des individus et des sociétés ont été compromis pendant

    trop longtemps. Ce qu’on a ressenti comme une crise technologique de la

    contraception est en réalité une crise éthique causée par un impérialisme

    contraceptif insensible et brutal". (apic/cip/ym)

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