Bangkok: des bonzes birmans réclament (111291)
Bangkok, 11décembre(APIC) A l’heure où à Oslo le fils aîné du Prix Nobel
de la Paix 1991, Alexander, se voyait remettre le prix au nom de sa mère,
Aung San Suu Kyi, une quarantaine de bonzes birmans réfugiés à Bangkok
(Thaïlande) dans le temple de Wat Prok ont réclamé mardi la "libération immédiate" de l’opposante birmane, retenue dans son pays en résidence surveillée par le régime militaire.
Vêtus de leurs robes safran, les bonzes ont choisi de commémorer la remise officielle du Prix par une manifestation devant les grilles de l’ambassade de Birmanie à Bangkok, en brandissant des affiches sur lesquelles
s’étalaient des slogans hostiles à la junte militaire au pouvoir à Rangoon.
Dans un communiqué distribué aux journalistes, puis remis à un fonctionnaire de l’ambassade, "L’Union des jeunes bonzes Mons de l’étranger" (OMYNU) a notamment réitéré sa démarche pour une "libération immédiate de Aung
San Suu Kyi" et pour le "transfert immédiat du pouvoir au peuple de Birmanie".
"Notre combat est spécialement basé sur la non violence", affirme le
communiqué qui conclut: "Seule Aung San Suu Kyi peut ramener la paix et la
démocratie en Birmanie. Elle seule dispose du soutien de toutes les minorités ethniques en lutte depuis plus de quarante ans contre le gouvernement
central et la majorité birmane".
Cette manifestation intervenait au lendemain de la publication, par Amnesty International (AI), d’un rapport particulièrement sévère sur les atteintes aux droits de l’homme en Birmanie. Pays dans lequel, selon AI, la
répression ne cesse de s’abattre sur les partisans de la "Ligue Nationale
pour la Démocratie", principal parti d’opposition dirigé par Aung San Suu
Kyi jusqu’à son arrestation, en juillet 1989. (apic/rw/pr)