Genève, 24janvier(APIC) Une conférence sur "l’éthique et les valeurs humaines dans la planification familiale" aura probablement lieu entre le 19
et le 22 juin 1988 à Bangkok. C’est la nouvelle qui figure dans le rapport
sur la recherche en reproduction humaine publié par l’Organisation mondiale
de la santé (OMS) à l’occasion de son Conseil exécutif qui s’est terminé le
20 janvier à Genève.
Le programme spécial OMS de recherche et de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine, fonctionne sur le plan mondial
depuis 1971. Il sert à encourager et appuyer les recherches comme, par
exemple, celles liées aux techniques de régulation de la fécondité. Il permet également l’expérimentation de moyens peu coûteux. Il favorise également l’autoresponsabilité nationale des pays en voie de développement dans
ce domaine.
Depuis le lancement de ce programme, 2000 millions de dollars on été
versés à titre de contributions. Le programme 1987 a coûté près de 21 millions de dollars recueillis grâce à des contributions de divers pays et de
fondations ou encore La Banque Mondiale et l’OMS. Certains pays comme les
Etats-Unis et l’Union soviétique ont versés des contributions en nature.
Il existe également une collaboration avec l’industrie pharmaceutique.
"Plus de 60 médicaments et équipements provenant de plus de 30 sociétés
réparties dans 20 pays différents ont été mis à la disposition du programme
spécial pour être essayé" souligne le rapport. Plus de 30 accords ont été
ainsi conclus avec des pays tels que la France, la République fédérale
d’Allemagne, l’Angleterre, la Suisse, le Japon et les Etats-Unis.
Toutes sortes de méthodes de régulation médicale de la fécondité sont
étudiés par le programme. Et notamment celle de la régulation par les plantes. Cette recherche s’effectue surtout dans certains pays asiatiques tels
que la Chine, la République de Corée, Hong Kong, l’Inde et le Sri Lanka. Il
existe également un centre de recherche à Chicago aux Etats-Unis. Ces
centres ont ainsi rassemblé quelques 300 espèces de plantes réputées avoir
des propriétés régulatrices de la fécondité. Elles sont actuellement évaluées sur des animaux. Plusieurs substances chimiques possédant un effet antifécondité ont été isolées et synthétisées.
Autre question importante, celle de la stérilité. "Un problème médical
et social de la plus haute importance et de dimension mondiale" note le
rapport. Il ressort des études épidémologiques faites par le programme que
jusqu’à 15 pour cent des couples en âge de procréer, soit environ 50 à 80
millions de couples peuvent connaître un problème lié à la stérilité.
L’application de normes éthique rigoureuses à la conduite de recherches
cliniques est une condition du programme. Une question qui préoccupe toujours davantage. Il a été ainsi demandé au Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales (CIOMS) d’organiser une réunion mixte sur
le plan mondial. Cette conférence aura comme but le dialogue interculturel
sur les droits et responsabilités des individus et de la société sur le
plan décisionnel en matière de reproduction. (apic/ar/bd)