Rencontre internationale de l’Action des chrétiens pour
l’abolition de la torture (ACAT) du 26 au 28 octobre
Bâle, 8juillet(APIC) La Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (FI.ACAT) met sur pied du 26 au 28 octobre prochain à Bâle une rencontre oecuménique internationale sur le thème
"Torturés, tortionnaires et espérance chrétienne". La FI.ACAT propose en
outre que partout où cela est possible, la journée du 28 octobre soit consacrée à la prière, à l’information et au jeûne, "au service de la construction d’un monde sans torture".
350 participants, dont des chrétiens d’Europe de l’Est, sont attendus à
cette manifestation qui bénéficie du soutien des Eglises chrétiennes de
Suisse. Un Comité d’honneur composé d’une cinquantaine de personnalités de
renom - théologiens, pasteurs, évêques, cardinaux, responsables politiques... - apporte également sa caution à cette rencontre où sont prévues
des interventions du théologien de Tübingen Jürgen Moltmann, de Me Guy
Aurenche, président de la FI.ACAT, de la théologienne orthodoxe Elisabeth
Behr-Sigel, de la théologienne protestante France Quéré, du Père jésuite
Jacques Sommet et du pasteur est-allemand H. Falcke.
"Tous les Etats ont promis de ne jamais torturer, écrit l’ACAT, et pourtant, des appels au secours nous parviennent de près de la moitié des nations du monde où la torture est pratiquée systématiquement". Trois axes de
réflexion seront proposés lors de cette rencontre internationale qui se déroulera à l’Université de Bâle : l’espérance chrétienne face à la réalité
de la torture; l’espérance chrétienne et nos solidarités avec les torturés;
l’espérance chrétienne face aux tortionnaires.
La Fédération internationale de l’ACAT regroupe quelque 25’000 militants, essentiellement en Europe, en Amérique du Nord et bientôt en Afrique, organisés au niveau local dans les différentes ACAT nationales. Chaque
association nationale regroupe des chrétiens de toutes confessions et de
toutes tendances, qui informent l’opinion publique, les instances politiques, et surtout les Eglises sur la "scandaleuse réalité de la torture et
des exécutions capitales". En dénonçant des situations précises de torture,
en faisant pression sur les gouvernements responsables par des campagnes de
lettres, en aidant les victimes de la torture et leurs familles, en étant
vigilantes dans leur propre pays, les ACAT nationales ont pour but de "construire un monde sans torture". (apic/be)