"Nous sommes déjà un en Christ"
Bâle, 21mai(APIC/Marie-Jo Hazard) Les délégués au Rassemblement oecuménique europeéen "Paix et Justice" de Bâle ont adopté à 95% des voix le "Document final" le samedi 20 mai. C’était une journée chargée que ce 20 mai,
puisque les délégués ont également dû voter pour le "Message aux chrétiens
d’Europe", ils ont ainsi passé leur temps en séances plenières d’une grande
intensité.
La matinée et le début de l’après-midi furent occupés par l’adoption du
"Document". D’abord chacun des chapitres fut successivement discuté et
voté. Toutefois, tout le monde a été surpris par la facilité avec laquelle
le document fut adopté.
Au moment solennel de l’adoption de l’ensemble du "Document", John Arnold, qui animait la séance, déclara : "C’est un moment très sérieux de la
vie de l’Assemblée. C’est un acte liturgique. Je vous demande une minute de
silence et de prière". Après qu’il eut rappelé que le document ne serait
adopté que s’il obtenait au moins 65% des suffrages, on passa au vote.
Sur 504 personnes présentes ayant le droit de vote, 481 votent pour le
"Document", 12 contre, et 11 s’abstiennent. Le texte est donc adopté par
plus de 95% des votants. Les applaudissements éclatent. La salle se lève.
Les yeux se mouillent. Un chant s’élève : "Dona nobis pacem".
Le déroulement des événements
Le premier chapitre du "Document" rappelle l’historique de ce
Rassemblement - l’Assemblée du Conseil oecuménique des Eglises à Vancouver
en 1983 lança le thème "Paix, Justice et Sauvegarde de la création" (JPSC)
- et en situe la perspective : "L’occasion de prier ensemble, de nous
consulter les uns les autres et de faire des déclarations communes dans
l’espoir que le Saint-Esprit se servira de nos efforts pour accomplir la
réconciliation, le renouveau et la transformation des Eglises, afin de les
conduire plus près de la vérité de l’Evangile et d’approfondir leur
solidarité et leur amour mutuel".
Le second chapitre énumère les défis que les Eglises ont à relever : injustices économiques, violations des droits de l’homme, menaces sur l’environnement, problèmes démographiques... Ces deux chapitres furent adoptés
rapidement à la quasi-unanimité.
On aurait pu s’attendre à ce que les deux chapitres suivants, plus théologiques - "la foi que nous affirmons" et "confession du péché et conversion à Dieu" - fassent davantage problème. Plusieurs amendements - relativement mineurs - furent proposés, adoptés ou refusés, mais il est important
de souligner que, en votant ces chapitres, les délégués ont notamment affirmé : "Par notre baptême et par la réponse de notre foi à la parole de
Dieu, nous sommes déjà un en Christ".
Les deux derniers chapitres enfin - "L’Europe de demain" et "Affirmations fondamentales, engagements, recommandations et perspectives d’avenir"
- suscitèrent davantage de débats, mais furent, en définitive, adoptés.
(apic/mjh/bd)