Bâle, 23décembre(APIC) La Coordination Asile Suisse veut rappeler aux
chrétiens qu’elle trouve la nouvelle loi sur l’asile trop restreinte, c’est
pourquoi elle publie un Message de Nouvel An 1988 qui sera utilisé comme
sermon le 1er janvier.
Ce message adresse tout d’abord des voeux de Bonne Année à toutes les
femmes et tous les hommes qui sont en Suisse, en bonne santé ou souffrants,
tous les riches et les pauvres, tous ceux qui travaillent et tous ceux qui
sont au chômage, ceux qui sont bien logés et ceux qui sont sans abri, et
aussi à tous les réfugiés ou requérants d’asile. Il espère que ceux qui attendent aux frontières auront tout de même une bonne année bien qu’ils risquent d’être "refoulés d’un pays à l’autre, sans espoir de jamais trouver
un refuge" depuis la mise en vigueur de la nouvelle loi sur l’asile le 1er
janvier 1988. Les membres de la Coordination Asile Suisse craignent "que
nos frontières, au lieu d’être des lieux de rencontre entre les peuples, ne
deviennent aujourd’hui de plus en plus des zones de mort, comme c’est le
cas, entre autres, à la frontière entre les USA et le Mexique ou entre
l’Europe de l’Est et de l’Ouest."
Le message est empreint d’espoir, mais aussi de peur: "Pourrons-nous, à
l’avenir, continuer à vivre sur les lieux qui nous sont chers? Y aura-t-il
encore une survie possible face aux nombreuses menaces contre notre environnement? Ou serons-nous contraints de fuir en raison de la destruction de
nos forêts, de nos eaux polluées et de l’empoisonnement de l’air que nous
respirons? Trouverons-nous alors compréhension et hospitalité? Ou devronsnous, nous aussi, errer d’un pays à l’autre, comme y sont contraints aujourd’hui de nombreux réfugiés en quête d’asile?".
Le message se termine par une mise en garde: "Il n’y aura pas de nouvelle année heureuse si nous nous enfermons à l’intérieur de postes
frontières, de fils de fer barbelés, de murs et d’interdiction d’entrer."
(apic/bd)