Bâle: La Coopération Eglise-Mission en Suisse alémanique (071191)
Bâle, 7novembre(APIC) Le comité de la Coopération Eglise-Mission en
Suisse alémanique (KEM) a décidé à l’unanimité, lors de sa séance de
novembre, de soutenir le référendum contre l’adhésion de la Suisse au FMI.
Le président Markus Wyss explique dans un communiqué que cette décision a
été "prise à l’écoute de nos Eglises partenaires d’outre-mer".
Selon les partenaires de la KEM en Amérique latine, les intérêts du
Fonds Monétaire International sont opposés de façon flagrante à ceux des
Etats. Récemment la politique économique appliquée en Bolivie et au Pérou a
remis en question le droit des Nations à disposer d’elles-même. En effet le
FMI et de la Banque Mondiale n’ont laissé aucune possibilité de discussion
au Conseil des ministres et au parlement.
Les gouvernements sacrifient leurs buts sociaux pour répondre aux
prescriptions du FMI . Les conséquences sont catastophiques pour les
paysans, les ouvriers et les étudiants dont le niveau de vie diminue
sensiblement. D’un jour à l’autre les bas revenus sont dépréciés et les
prix des denrées de base triplent ou quadruplent. En 1985, pour acheter un
tracteur, la Bolivie avait besoin de 625 barils de pétrole, en 1990 pour le
même tracteur il faut l’équivalent de 1600 barils. Cela signifie que le
peuple doit toujours plus travailler pour gagner toujours moins. Les
professionnels du centre pour le développement des mines CEPROMIN le
confirment: "les modifications stucturelles imposées par les organisations
internationales comme la banque Mondiale et le FMI modifient les structures
de comsommation et conduisent à la misère la majorité des boliviens."
La privatisation des assurances sociales , la réduction des programmes
de santé et la suppression des services médicaux suite aux exigences du FMI
ont contribué à la rapide extension de l’épidimie de choléra au Pérou.
Plusieurs partenaires de la KEM estiment que la puissance économique du
FMI provoque l’extension de la misère et que jusqu’à aujourd’hui aucun
signe d’un ordre social plus juste n’est apparu. (apic/kem/mp)