Salzbourg, 27juin(APIC) Après sa rencontre avec les jeunes, le pape s’est
rendu au Grand Théâtre de Salzbourg ou l’attendaient des représentants du
monde des sciences, des arts et de la presse. Il leur a demandé d’être
attentifs au lien qui existe entre la culture et la foi et a plaidé pour la
tolérance, conçue comme "un espace pour rechercher la réponse" à la
question de la vérité. Cette question mérite d’autant plus d’être
approfondie, a-t-il précisé, qu’il s’agit de rester critique par rapport à
la prétendue "neutralité de la science", trop souvent affirmée.
Comme les ressources de la terre ne sont pas inépuisables, Jean Paul II
a recommandé une "culture de l’ascèse", qui seule peut permettre à l’homme
de se réaliser dans sa liberté en renonçant à sa propre puissance et en
s’ouvrant aux autres, spécialement aux plus faibles, ce qui conduit à Dieu
lui-même.
Salzbourg, la "Rome allemande", a paru à Jean Paul II un endroit
approprié pour rappeler le mot de Dostoïevski : c’est la beauté qui sauvera
le monde. Devant les scientifiques, les artistes et les journalistes, le
pape a lancé un appel à tous les hommes de bonnne volonté pour qu’ils
unissent leurs efforts pour répondre aux aspirations de tous ceux qui
souffrent aujourd’hui. Il a évoqué dans ce cadre les besoins des
populations de l’hémisphère sud, les menaces qui pèsent sur la vie des plus
faibles quelquefois dès avant leur naissance, les problèmes nouveaux
engendrés par les développements de la biologie et par les techniques de
l’information, sans oublier le grave problème de la course aux armements.
Devant ces multiples problèmes, le pape a insisté sur la responsabilité
des hommes, à commencer par ceux qui détiennent les pouvoirs de décision.
Il a également dénoncé la quasi personnification de notions telles que
"avenir", "humanité" ou "nature". Pour le pape, la grande tentation serait
aujourd’hui de défendre une conception déterministe du monde conduisant
l’homme à sa perte dans une fusion avec le cosmos. (apic/cip/ym)