Explications de Mgr Christoph Schönborn
St-Pölten, 19 mars(APIC) "Ceux qui attendent le catéchisme universel comme
une encyclopédie seront décus. Il ne s’agit pas non plus d’un livre de
questions-réponses, mais d’un livre de foi qui propose l’enseignement de
l’Eglise d’une façon large et vaste." C’est ainsi que Mgr Christoph Schönborn, secrétaire du comité de rédaction, caractérise le catéchisme universel qui paraîtra cet automne, après l’approbation du pape.
Mgr Schönborn, souligne que le catéchisme voulait être une aide pour
comprendre comment vivre la foi dans les situations concrètes des Eglises
locales. Le catéchisme universel évite d’entrer dans la controverse. Il
veut plutôt présenter la foi des catholiques dans "la beauté et l’harmonie", explique l’ancien professeur de l’Université de Fribourg.
L’ouvrage est orienté sur la Bible et s’enracine particulièrement dans
le Concile Vatican II. La deuxième mouture du texte a été envoyée à tous
les évêques avec la demande de prendre position. Le millier de réponses des
évêques, avec 25’000 propositions de changements, est en train d’être étudié. L’évêque auxiliaire de Vienne relève que le catéchisme a déjà trouvé
une large acceptation: 20% des évêques l’ont trouvé "très bon", 54% "bon",
18 % "satisfaisant". 5,8% seulement l’ont classé comme "plutôt négatif" et
2,2% comme "totalement négatif".
Parmi les reproches les plus importants, on trouve les craintes "d’une
uniformisation et d’une centralisation" à travers le nouveau catéchisme. On
insiste sur le pluralisme contemporain et sur la nécessaire inculturation
de la foi dans les différentes cultures. Mgr Schönborn souligne enfin que
le catéchisme universel n’est pas un obstacle à l’inculturation, mais que
justement, sans l’unité nécessaire de la foi, l’inculturation ne pouvait
pas réussir. (apic/kpr/mp)