"Une foi vivante, une patrie digne de l’homme et le courage pour demain"
Innsbruck, 27 juin (APIC/CIP) Lundi, Jean Paul II a quitté Salzbourg pour
Innsbruck, ultime étape de sa visite pastorale en Autriche. Le pape y a
célébré une messe qui avait pour thème : "Une foi vivante, une patrie digne
de l’homme, un courage pour demain".
Dans son homélie, le pape s’est exprimé sur ces trois thèmes. Sur le
premier, il constate qu’en Autriche, comme dans bien d’autres pays
européens, la foi est aujourd’hui en danger : "Une croissante
incommunicabilité entre les générations, le grand nombre des divorces, les
suicides, y compris chez les jeunes, les luttes par tous les moyens entre
les partis et les hommes politiques, les confrontations entre les
chrétiens, les critiques cyniques adressées à l’Eglise, même dans les
publications d’Eglise : tous ces signaux d’alarme, a affirmé le pape,
montrent que les commandements de Dieu et la Bonne Nouvelle du Christ ont
cessé d’être, chez beaucoup, les fondements de leur conduite".
A propos des vocations, Jean Paul II s’est demandé pourquoi il est
aujourd’hui si difficile de répondre à l’appel de Dieu. Il a souligné
l’importance du rôle de la famille et de la paroisse comme "lieux
privilégiés ou se vit la foi".
Abordant le second thème, le pape a indiqué qu’une patrie est digne de
l’homme quand on y recherche le bien commun, quand on supporte les
faiblesses réciproques, quand chacun prend le temps d’un dialogue confiant,
quand on est prêt au pardon. Un autre critère est le respect de la dignité
de tous les hommes, "qui commence par le respect inconditionnel de la vie
humaine, dès la conception". A propos du problème du chômage, le pape a
encore indiqué qu’il requiert la solidarité de tous ceux qui sont
privilégiés.
Invitant enfin au courage pour demain, le pape a évoqué une atmosphère
paralysante pour beaucoup, par exemple la peur suscitée par les "séismes
politiques", les menaces contre l’environnement et la question du sens de
la vie. En réalité, a-t-il constaté, beaucoup de choses ici-bas appellent
un renouveau : le dialogue entre les forces politiques, l’ordre économique
mondial, l’exercice de la liberté de conscience et de religion, ainsi que
les rapports interpersonnels.
A l’issue de la messe, Jean Paul II a encore prononcé quelques paroles,
avant de réciter l’Angelus. Il a présenté l’image de Marie au pied de la
croix, qui montre l’union profonde entre Jésus et sa Mère. Marie a suivi le
Seigneur jusqu’à la croix et, à cet égard, "elle est pour nous un modèle,
nous qui pouvons aussi rencontrer parfois une croix dont l’ombre peut
obscurcir notre existence, jusqu’à nous induire dans la tentation du
doute".
Après avoir dîné et pris un moment de repos au monastère "Stift Wilten"
d’Innsbruck, Jean Paul II s’est rendu au "Stade des glaces" de la ville