Autriche: Conférence Internationale de l’Energie Atomique (200991)
Vienne, 20septembre(APIC) Le Vatican condamne la violence comme mesure de
rétorsion contre l’armement nucléaire et clandestin d’un Etat, a rappelé
Jeudi Mgr Donato Squicciarini, représentant du Saint-Siège à la 35e session
de la Conférence de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, réunie à
Vienne du 16 au 20 septembre. Mgr Squicciarini a mis en garde contre les
conséquences désastreuses que pourrait avoir une guerre même limitée, faisant ainsi allusion aux menaces américaines adressées à l’Irak.
Nonce apostolique en Autriche et représentant du Saint-Siège auprès de
l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, le prélat a déclaré, sans se
référer directement à l’Irak: "Si la communauté internationale devait aboutir à la conclusion que le programme illégal et clandestin d’armements nucléaires dans un Etat particulier rend impératives des mesures de rétorsion, la question doit être posée de savoir si le recours à la force est
l’unique riposte possible..."
Cette prise de position du Vatican intervient au moment où les EtatsUnis brandissent la menace d’une nouvelle intervention armée en Irak pour
forcer le pays de Saddam Hussein à permettre à des observateurs des Nations-Unies de procéder à une inspection de son armement, notamment nucléaire.
En cas de risposte armée, a observé Mgr Squicciarini, "les conséquences
pour toutes les personnes impliquées sont bien plus sérieuses que celles
qui découlent du fait d’insister dès le début sur une sévère inspection".
Et d’ajouter: "Les conséquences désastrueuses que peuvent avoir aujourd’ui
une guerre, même limitée, ont été démontrées très récemment par le conflit
dans le Golfe". Ce conflit, qui a provoqué l’incendie de puits de pétrole,
a entraîné "l’une des plus graves catastrophes écologiques causées par
l’homme", a ajouté le prélat.
A propos de l’Europe de l’Est, le prélat a relevé que de nombreux pays
ex-communistes se trouvent dans l’obligation, pour satisfaire leurs besoins
d’énergies, de continuer à utiliser. Des installations nucléaires dépassées
et "problématiques quant à leur sécurité".
Il a plaidé en faveur de toutes les initiatives visant à améliorer la
situation énergétique, en particulier la recherche dans le domaine de
l’énergie propre. A ce sujet, il s’est référé à un plan présenté il y a un
an à la Conférence des ministres de la Communauté Européenne à Dublin par
le Premier ministre néerlandais Ruud Lubbers. Ce plan, comme l’a rappelé
Mgr Squicciarini, suggère entre autres la reconstruction de l’économie
énergétique des ex-pays communistes d’Europe Centrale et Orientale et le
développement des énormes ressources dont dispose l’Union Soviétique.
(apic/cip/sjb)