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    Accusé de ne pas avoir su gérer un abus sexuels dans une école

    Australie: Un ancien archevêque devenu gouverneur général poussé à la démission

    Sydney, le 23 janvier (APIC) De nombreuses voix se font entendre pour réclamer la démission du gouverneur général - chef d’Etat constitutionnel de l’Australie - Peter Hollingworth, un ancien archevêque anglican. Il lui est reproché de ne pas avoir pas su gérer une affaire d’abus sexuels dans une école anglicane alors qu’il était à la tête du diocèse de Brisbane, dans le Queensland.

    Le gouverneur général, qui est le chef d’Etat représentant la souveraine britannique, a été accusé, lors d’un procès tenu devant la Cour suprême le mois dernier, de n’avoir pas contacté les parents d’une fillette de 12 ans agressée sexuellement par un professeur dans un internat. La psychologue qui a suivi la fillette a précisé avoir téléphoné à l’archevêque et lui avoir demandé de soutenir les parents qui étaient effondrés. Celui-ci lui aurait répondu qu’il avait besoin de repos et qu’il ne pouvait rien faire.

    Le procès tenu devant la Cour suprême du Queensland est l’aboutissement d’une action intentée par la victime contre l’Eglise anglicane. L’auteur de l’agression sexuelle s’est suicidé en 1990, le jour précédant sa comparution devant le tribunal. Il a laissé une note admettant les faits et précisant qu’il avait "aimé" d’autres filles. La Cour suprême a décidé que la fillette recevrait plus de 830’000 dollars australiens (428’000 dollars EU) de dédommagement.

    Les allégations se sont heurtées d’abord à un mur de silence de la part du gouverneur général et de son bureau, alors que des organisations de protection de l’enfance l’appelaient à démissionner. Après plus d’une semaine et un tumulte de protestations, Peter Hollingworth a récemment publié une déclaration pour défendre sa positon. Il a démenti avoir fait preuve d’un certain désintérêt lorsqu’il a été contacté par la psychologue et a précisé avoir demandé à l’Eglise de payer un suivi psychologique pour la fillette et sa famille.

    Toutefois, il a admis que "des considérations sur le plan légal et celui des assurances nous ont empêchés dans une certaine mesure d’avoir eu un rôle plus actif et d’exprimer plus ouvertement le souci de l’Eglise pour le bien-être physique, émotionnel et spirituel des personnes affectées". Or, peu après cette déclaration, la compagnie d’assurance de l’Eglise anglicane a exprimé sa surprise, en soulignant que les considérations sur le plan légal et des assurances ne pouvaient jamais faire passer le réconfort des victimes d’abus sexuels au deuxième plan. (apic/eni/bb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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