Auschwitz : des voix catholiques s’élèvent en Belgique (170889)
Bruxelles, 17août(APIC) C’est avec "consternation" que la Commission
nationale catholique pour les relations avec le monde juif, organe mandaté
par la conférence épiscopale de Belgique, a pris connaissance de la
déclaration du cardinal Marcharski annonçant l’interruption des travaux de
construction hors du site concentrationnaire d’un centre de dialogue
destiné à accueillir le carmel d’Auschwitz.
La Commission dénonce la mise en cause de l’accord signé à Genève en
1987, qui prévoyait le transfert du carmel pour le 22 juillet. Notant que
c’est le non respect des délais fixés qui a suscité des réactions au sein
de la communauté juive, la Commission se range à l’avis exprimé par les
cardinaux Decourtray, Danneels et Lustiger, signataires, avec le cardinal
Macharski, des accords de Genève. Selon les positions exprimées par ces
trois cardinaux, "les accords de Genève doivent, en tout état de cause,
être exécutés".
La Commission déclare qu’elle continuera à travailler pour que ces
accords soient pleinement compris et acceptés par les catholiques, tant en
Pologne qu’en Belgique. Elle espère aussi que le dialogue judéo-chrétien ne
sera pas mis en danger par les difficultés actuelles, mais qu’il sera
conforté par la volonté commune de paix et de respect mutuel.
Une intervention du pape ?
Interrogé à Lourdes par le quotidien catholique "Het Volk", Mgr Godfried
Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, confirme que les accords de
Genève rendent impossible le maintien du carmel sur le site du camp de
concentration.
Mgr Danneels, qui fait sienne la déclaration publiée par le cardinal
Decourtray suite à la prise de position du cardinal Macharski, a fait part
de son intention de prendre divers contacts pour examiner la suite à donner
à "l’affaire". Selon "Het Volk", une intervention directe du pape n’est pas
à exclure.(apic/cip/mg)