Auschwitz au centre des débats du comité épiscopal (080390)
Paris, 8mars(APIC) Le comité épiscopal français pour les relations avec
le judaïsme s’est réuni le 5 mars pour débattre du centre d’Auschwitz et
faire le point sur sa réflexion théologique après l’affaire du carmel. Profitant du passage à Paris de Stefan Wilkanowicz, le médiateur du gouvernement polonais pour l’affaire du carmel, les membres du comité se sont informés sur les travaux qui viennent de commencer à Auschwitz.
Le centre, dont la construction a commencé le 19 février, n’est ni un
centre oecuménique ni un centre interreligieux, précise le comité. Dans
l’esprit de "L’Accord de Genève" du 22 février 1987, c’est une initiative
de la partie catholique acceptée par la délégation juive afin de surmonter
le problème né de l’emplacement du Carmel. Le centre sera ouvert prioritairement au dialogue avec le judaïsme, mais il accueillera aussi tous ceux
qui sont concernés ou qui se sentent interrogés par ce qui a été vécu.
Le centre comprendra trois bâtiments distincts : un lieu de rencontre
destiné à accueillir des réunions ou des colloques et à compléter l’information des visiteurs du camp et qui abritera une bibliothèque dotée des
instruments nécessaires à la mission de recherche et de réflexion du centre; un lieu d’hébergement de 60 à 100 chambres; un bâtiment administratif
avec quelques logements pour les responsables et les animateurs du centre.
Le comité épiscopal rappelle qu’il a ouvert une souscription pour le
centre et le carmel. Des dons lui sont déjà parvenus de plus de 45 départements.
Une question sur le sens de la souffrance
Le comité épiscopal Auschwitz au centre des débats du comité épiscopal (080390) a fait
le point sur sa réflexion théologique depuis la crise du carmel. Dans une
lettre envoyée à 48 exégètes et théologiens de divers centres d’études, il
souligne : " L’affaire du carmel d’Auschwitz a révélé un certain nombre
d’ignorances et de troubles ou du moins d’incertitudes sur la situation de
la communauté juive d’aujourd’hui et sur sa relation avec l’Eglise. Au-delà
des simplifications... nous croyons voir émerger un problème plus fondamental... il porte sur le sens de la souffrance, la possibilité d’offrir sa
vie, l’attitude juste devant l’extermination, le caractère spécifique de
cette extermination". "Auschwitz, le Golgotha des temps modernes" : ce retournement invite, pour le comité à un nouvel appprofondissement. (apiccom/cor)