Rome, 27septembre(APIC) Rentré de sa résidence estivale de CastelgandolRome, 27septembre(APIC) Rentré de sa résidence estivale de Castelgandolfo, Jean Paul a eu un programme d’audiences chargé. Il a d’abord reçu le
Président de la République populaire d’Angola, M. Jose Edoardo dos Santos
et sa suite. Puis il a rencontré en l’Aula Paulo sesto 4’000 fidèles du
diocèse de Fiesole, de la Province de Florence, venus rendre au Saint-Père
la visite qu’il avait accomplie dans cette ville en octobre dernier.
"Face aux difficultés et défis qui aujourd’hui de manière insistante
oppressent la conscience des chrétiens, il faut, a dit Jean Paul II,une foi
intrépide et courageuse illuminée par la Parole de Dieu en adhésion à la
prédication de l’Eglise. La foi est une force qui engage le chrétien encore
plus que les autres dans un effort de construction d’une société plus juste, plus pacifique et plus humaine. La foi n’est donc pas faiblesse, mais
force de l’Esprit." En particulier, aux nombreux jeunes présents à l’audience, le pape a recommandé le discernement pour se libérer des vérités
falsifiées, des suggestions de l’absurde, de la violence, du matérialisme
et de l’hédonisme.
Jean Paul II aux scientifiques : rechercher l’unité dans le savoir
Le Saint-Père a ensuite reçu les scientifiques participant à la réunion
promue par la "Specola Vaticana", c’est-à-dire "l’Observatoire". Dans la
salle clémentine le pape a accueilli les personnalités scientifiques participant au Congrès à l’occasion du 300ème anniversaire de la publication de
l’oeuvre d’Isaac Newton, "Philosophiae Naturalis Principia Mathematica". En
présence de nombreux cardinaux et représentants du Corps diplomatique
accrédités près le Saint-Siège, Jean Paul II a exprimé sa gratitude aux Organismes qui ont collaboré à la réalisation de cette importante rencontre
de dialogue entre l’Eglise et le monde scientifique, c’est-à-dire l’Académie pontificale des sciences, le Conseil pontifical pour la culture, l’Université grégorienne et l’Académie pontificale de théologie de Cracovie.
Dans son discours le pape a souligné la nécessité d’un échange toujours
plus grand entre culture scientifique, culture humaniste et culture religieuse, pour répondre à l’exigence d’une unité qui se fait toujours plus
sentir dans le monde du savoir et de la connaissance. "L’acquisition des
méthodes expérimentales a déterminé un progrès, tant dans le domaine scientifique que dans le champ théologique. Cependant limiter la connaissance
humaine à sa quantité signifie exclure la possibilité d’arriver à rejoindre
la réalité totale, le centre ultime des choses, qui comprend le Mystère de
Dieu".
Foi et science ont le meme objet : Dieu et son plan de Salut
Le pape a réaffirmé que la théologie était un mode de connaissance de la
meme réalité que la raison essaie d’explorer avec l’aide des méthodes
scientifiques. La science change ses méthodes et arrive à de nouveaux
résultats, mais l’objet reste le meme; un tel objet ne peut etre manipulé
ou réduit a priori au modèle mathématique, mais doit inclure la totalité de
la réalité. La théologie, a insisté le Saint-Père, est une science, la science de la réalité ultime, et l’interprétation du tout, de la connaissance
et de l’expérience humaine, du point de vue de la réalité ultime, que la
raison à elle seule ne peut atteindre.
Il ne peut y avoir de contradiction entre les résultats obtenus par la
raison analytique et ceux obtenus par la raison illuminée par la foi. La
raison sans la foi est incapable de fournir des réponses aux questions ultimes sur la signification de la vie, sur la finalité de la création.
d’autre part la foi sans la raison contredit l’unité de la création divine,
puisque Dieu nous a donné une unique capacité de connaissance. La raison
illuminée par la foi ne réduit pas le champ de la connaissance rationnelle
à un concept restreint qui comprend le visible et le mesurable, mais inclut
Dieu et son plan de Salut". Le pape a conclu en réaffirmant que foi et science étaient intrinsèquement liées au meme objet, la vérité ultime des choses qui est Dieu, lequel a donné à l’homme la capacité tant de connaitre
que de croire. (apic/bdc/cor)