«Si Jésus nous appelle à être amis, essayons de ne pas laisser cet appel sans réponse», a relevé le pape Léon XIV lors de l’audience générale du 14 janvier 2026. Commentant la Constitution dogmatique du Concile Vatican II Dei Verbum (1965), il a souligné combien «Dieu nous parle».
Dans une salle Paul VI comble, le pape, légèrement enrhumé, a poursuivi son nouveau cycle de catéchèses consacré au concile Vatican II, initié la semaine précédente. Il avait alors expliqué vouloir faire «redécouvrir la beauté et l’importance» de ce concile, qui s’est tenu entre 1962 et 1965, et qu’il avait décrit comme «le phare qui guide le chemin de l’Église» depuis 60 ans.
Léon XIV a tenu à consacrer son enseignement du jour à «l’un des documents les plus beaux et les plus importants du concile», la Constitution dogmatique Dei Verbum, promulguée par le pape Paul VI le 18 novembre 1965. Il a souligné comment ce texte met en avant la «relation d’amitié» nouée par Dieu avec les hommes par l’intermédiaire de Jésus.
«Nous ne sommes pas égaux à Dieu, mais Dieu lui-même nous rend semblables à Lui dans son Fils», a souligné le pape. En devenant homme, Jésus, a-t-il expliqué, a «rétabli» le dialogue entre Dieu et l’homme malgré le péché originel, et «l’unique condition de la nouvelle alliance est l’amour».
Avec cette alliance «nouvelle et éternelle» établie par Dieu, «rien ne peut nous séparer de son amour», a assuré le chef de l’Église catholique. Il a noté que la révélation divine «a le caractère dialogique de l’amitié» et se nourrit donc «de paroles vraies» et non de «mutisme».
La Constitution Dei Verbum rappelle combien «Dieu nous parle», assure le pape. Il a remarqué qu’à l’inverse du bavardage, «qui s’arrête à la surface et ne réalise pas de communion entre les personnes», la parole «ne sert pas seulement à échanger des informations», mais à «révéler» son identité. Ainsi, en parlant à l’homme, Dieu devient son «allié» et l’invite «à l’amitié avec lui», a-t-il souligné.
La prière, axe central de l’amitié avec Dieu
«Dans cette perspective, la première attitude à cultiver est l’écoute, afin que la Parole divine puisse pénétrer nos esprits et nos cœurs», a assuré Léon XIV. Dans le même temps, a-t-il insisté, les hommes sont appelés à parler avec Dieu pour se «révéler» à eux-mêmes, d’où l’importance de la prière, dans laquelle se cultivent cette écoute et ce dialogue.
Le pape a mis en avant la prière liturgique et communautaire, dans laquelle c’est Dieu «Lui-même qui nous parle à travers l’Église». Il a aussi insisté sur l’importance de la prière personnelle, condition sine qua non de l’évangélisation: «Le temps consacré à la prière, à la méditation et à la réflexion ne peut manquer dans la journée et la semaine du chrétien.» «Si Jésus nous appelle à être amis, essayons de ne pas laisser cet appel sans réponse», a-t-il conclu. (cath.ch/imedia/cd/mp)