Paris, 21octobre(APIC) Le mouvement ATD quart-Monde a choisi de rendre
aux pauvres leur dignité et leur place dans la société en soulageant leur
misère, mais aussi en leur procurant des livres afin de les former. En effet, la culture est un moyen important d’intégration. C’est pourquoi des
volontaires apportent régulièrement des livres à des familles qui manquent
de tout.
Depuis trente ans, le Père Joseph Wresinski lutte avec le mouvement ATD
Quart-Monde, qu’il a fondé en 1957, pour sortir de la détresse les familles
qui, de génération en génération, s’enfoncent dans la misère. Présentes sur
quatre continents et dans 17 pays, les équipes d’ATD Quart- Monde (280 volontaires permanents, soit une quarantaine d’équipes) ont des correspondants dans 105 pays. Une organisation qui mène un combat sans frontières :
celui de la grande pauvreté.
La première étape à franchir est de faire comprendre aux pauvres qu’il
est possible d’apprendre, car ils pensent qu’il est trop tard pour eux-memes et aussi pour leurs enfants. Il faut vaincre l’engrenage qui mène de la
misère à l’installation dans l’exclusion. Formation égale emploi, emploi
vaut salaire et un salaire permet de trouver un logement fixe.
Lancement d’une action expérimentale
Dans un rapport qui lui était commandé en février par le Conseil économique et social, le père Wresinski préconisait une action expérimentale
dans six départements pilotes. Cette action associerait des mesures dans
les domaines de l’éducation, de la formation professionnelle, de l’emploi,
du logement et de la santé : développement des classes maternelles dans des
quartiers sensibles, création de pré-écoles familiales avec une éducatrice
qui viendrait à domicile préparer les jeunes à la fréquentation scolaire.
Ces mesures seraient accompagnées d’une allocation minimale de 3000 francs
français par famille. Il en couterait près de 10 milliards de francs à
l’Etat français.
En france deux millions de personnes ne disposent pas de ressources suffisantes pour vivre et 200’000 à 400’000 d’entre elles sont sans abri ou
n’ont qu’un habitat vétuste et insalubre, 400’000 ne bénéficient d’aucune
couverture sociale et 370’000 doivent recourir à l’Aide médicale gratuite
(AMG) faute de pouvoir payer les soins auxquels elles ont droit.
(apic/pnd/cor)