Bruxelles, 22septembre(APIC/CIP) anorexie : perte ou manque d’appétit,
dit le dictionnaire. Qu’arrive-t-il lorsque l’anorexie ne concerne pas seulement l’alimentation, mais le gout de vivre ? Or le nombre de jeunes et de
moins jeunes souffrant de perturbations causées par ce trouble mental particulier qu’on appelle "anorexie mentale" est plus important qu’on ne le
suppose généralement. Le problème est fréquemment soulevé dans les revues
médicales. L’ACHM (Association Catholique d’Hygiène Mentale) a également
reçu de nombreux témoignages.
C’est pourquoi cette Association a jugé utile, tant pour aider les personnes qui souffrent de troubles que pour réconforter l’entourage, de
publier dans sa revue "Santé Mentale" quelques articles et témoignages concernant cet aspect destructif de la santé mentale, qui reste un phénomène
obscur suscitant angoisse et culpabilité.
On lira d’abord un historique et une description clinique de l’anorexie
mentale dans ses variétés. Le Dr. Th. Compernolle envisage ensuite la maladie du point de vue d’un pédopsychiatre d’orientation familiale. Après le
témoignage d’une ancienne patiente, J. Kufferman réfléchit à "la nourriture
de l’ame". Deux autres articles, signés par M. Elkaim et par P. Hubin, proposent respectivement une approche systématique de l’anorexie mentale et
une approche psychosomatique en milieu hospitalier. (apic/cip/cor)