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    L’Eglise et le sida: >

    L’Eglise réaffirme qu’elle n’accepte pas l’usage du préservatif

    Rome, 30 novembre 2000 (APIC) Le meilleur remède dans la prévention du sida est la chasteté, estime Mgr Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé. La plus grande preuve d’amour qu’un homme, atteint du sida, puisse donner à son épouse, "est de s’abstenir de relation", a pour sa part soutenu le Père Ruffini, sous secrétaire de ce même Conseil, en présentant jeudi à Rome les travaux d’une réunion organisée au Vatican sur le sida qui se tiendra jusqu’au 1er décembre, avec la participation de médecins des cinq continents. Mgr Barragan confirme: l’Eglise n’accepte pas l’usage du préservatif

    Pour Mgr Lozano Barragan, le fait de pratiquer la chasteté suppose certes "d’aller à contre-courant dans une société pansexualiste et permissive". Il n’en demeure pas moins que c’est là "le seul moyen de lutter avec efficacité contre une maladie qui touche aujourd’hui 36,1 millions de personnes, et qui a causé déjà la mort de 21,8 millions de malades".

    Interrogé sur l’usage du préservatif, le président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé confirme: >. "Dans de tels cas dramatiques, l’Eglise a le souci de ne pas séparer le rapport sexuel de l’amour", a-t-il expliqué. "Le rapport sexuel doit être l’expression de l’amour. Or, selon lui, si un mari est atteint du sida, la plus grande preuve d’amour qu’il puisse donner à sa femme est de s’abstenir de relations". "C’est beaucoup plus exigeant que d’utiliser un préservatif, a reconnu le Père Ruffini, mais c’est la voie étroite dont parle le Christ dans l’Evangile, et celle qui respecte le mieux la dignité de la personne humaine. Et c’est surtout la manière la plus efficace d’éviter que la femme ne contracte elle aussi la maladie".

    Pas fiable?

    "Le préservatif n’est pas un système sûr de prévention", a renchéri de son côté le Docteur Guidi Castelli Gattinara, médecin italien. "L’étude de la diffusion du sida, notamment dans l’Afrique sub-saharienne, montre malheureusement qu’elle continue d’augmenter malgré les distributions importantes de préservatifs, et qu’elle est essentiellement une question de comportement en matière de sexualité", a-t-il ajouté.

    Mgr Lozano Barragan a par ailleurs été interrogé sur le cas de prêtres atteints du sida. "On ne peut pas nier qu’il y ait des prêtres parmi les malades du sida", a-t-il affirmé, mais il n’est pas souhaitable pour autant qu’ils soient l’objet de scandales ou de curiosité malsaine. Certains d’entre eux, d’ailleurs, ont contracté la maladie en exerçant leur ministère, et non pas à cause de leur comportement sexuel".

    Au cours de la conférence enfin, le secrétaire du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, Mgr José L. Redrado Marchite, a annoncé la publication prochaine d’un projet de "vademecum" qui rassemblera les documents de l’Eglise, discours du pape ou documents des Conférences épiscopales, sur le sida. L’Eglise catholique, ont encore souligné les responsables de cette réunion internationale, est en charge de 25% des actions qui sont menées dans le monde pour lutter contre la maladie. (apic/imed/vb/pr)

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