Assemblée générale de la Fédération des (071287)
Un consensus à réaliser
Lausanne, 7décembre(APIC) "La recherche de la communion - responsabilité
de chaque baptisé - ne signifie pas une absence de tensions. Encore moins
un nivellement des idées au point que chacun pense la même chose que
l’autre". Cette déclaration de Mgr Gabriel Bullet jeudi soir, lors de
l’assemblée générale de la Fédération des paroisses catholiques vaudoises à
Lausanne, a pu être concrètement vérifiée au cours de la soirée.
L’Evêque auxiliaire du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg était invité à parler du récent Synode des évêques à Rome sur la mission des laïcs
dans l’Eglise et dans le monde. Il en a profité pour tirer des parallèles
avec la situation de l’Eglise catholique qui est dans le canton de Vaud :
"les structures actuelles ne permettent pas une communicabilité suffisante.
Surgissent de-ci de-là des malentendus, des incompréhensions. Comme au
Synode, il y a lieu de s’appliquer à dépasser ces tensions par le dialogue
et l’écoute réciproques. On se retrouve sans conteste plus unis après
qu’avant".
L’Eglise catholique souffrait depuis plusieurs années d’une séparation
souvent incontournable entre instances administratives et pastorales. Au
fil des ans, un grand désir d’harmonisation a vu le jour, au point que le
budget - habituellement établi par les administratifs - avait été préparé
et examiné pour 88 par les deux organes. Accepté par 51 des 59 paroisses
représentées (le canton en compte 67), ce budget laisse prévoir un total de
charges et de produits s’équilibrant autour de la somme de 8,2 millions.
Un treizième salaire sera désormais accordé aux permanents laïcs à la
charge de la Fédération, avec introduction échelonnée à partir de 88. Cela
a suscité un certain nombre de questions de la part de prêtres qui, rappelons-le, rétrocèdent à la Fédération des paroisses la totalité de leur salaire (la Fédération leur en reverse une partie, en tenant compte de la situation des autres prêtres du diocèse). Une cinquantaine de personnes
bénéficieront de cette faveur.
Enfin, au sein des communautés linguistiques (italienne, espagnole, portugaise...) on reproche aux catholiques d’origine suisse leur volonté de
les intégrer au système vaudois. Et du côté des paroisses vaudoises, on juge ces communautés trop repliées sur elles-mêmes. Là aussi, des chemins
doivent être recherchés, jusqu’à ce que l’esprit de communion devienne
vraiment et partout réalité. (apic/jm/be)