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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg

    Assemblée du Conseil presbytéral (101191)

    Un bilan de la journée du clergé

    Fribourg, 10novembre(APIC) Yvan Stern/ Le Conseil presbytéral du diocèse

    de Lausanne, Genève et Fribourg a consacré une grande partie de sa dernière

    Assemblée tenue le jeudi 7 novembre à Villars-sur-Glâne, à un bilan de la

    rencontre du clergé, qui avait eu lieu à Romont le 30 septembre dernier. Au

    centre des discussions, les six interventions de prêtres faites lors de

    cette journée. Il a également pris connaissance d’un rapport sur la situation du diaconat permanent dans le diocèse.

    L’historique journée du 30 septembre, qui avait vu plus de 350 prêtres

    converger à Romont pour fêter Mgr Pierre Mamie et Mgr Gabriel Bullet a

    laissé un souvenir heureux à tous les participants. Le Conseil presbytéral, instigateur de cet événement, a dit d’une seule voix sa très grande

    satisfaction. L’organisation parfaite de cette rencontre a permis de chaleureuses retrouvailles de prêtres dispersés dans le grand diocèse; et les

    anciens ont dit leur joie de rencontrer les jeunes.

    Cette journée a été pour tous les participants une expérience très forte

    - boulversante a dit un prêtre - qui a permis de ressentir concrètement

    cette appartenance au presbytérium. Intérêt aussi de la part des séminaristes qui ont participé églament à cet événement, au moins dans les coulisses, comme organisateurs. Mgr Mamie, qui a vécu cette journée comme une fête de tous les prêtres, a relevé l’unanimité de tous les prêtres rejoints

    par tous ceux qui se sont ecxusés et lui ont fait part d’un abondant courrier. Il a noté l’écho très positif donné à cette journée par les médias.

    Quelques questions lui ont été posées: Il sent parmi les prêtres une inquiétude quant à sa succession. Mgr Bullet, qui était, comme quelques autres, un peu sceptique au départ, a été "déçu en bien". Il a apprécié

    l’atmosphère de la journée, le ton de vérité des interventions, la qualité de

    la liturgie. Mgr Amédée Grab a pu vérifier que la collaboration apostolique

    profonde du clergé est une réalité dans tout le diocèse.

    Suites des interventions faites à Romont

    D’abord en carrefours, puis en réunion plénière, les interventions faites par six prêtres lors de cette journées ont été discutées par le Conseil

    presbytéral. Sur le moment, ces interventions n’avaient pas donné lieu à un

    débat. Objectif: retenir les propositions, suggestions ou critiques qui nécessitent réflexions, solutions, les discussions étant alimentées par les

    nombreuses remarques formulées par écrit après Romont.

    Dans l’intervention de Georges Rosetti, c’est la pastorale des divorcés

    remariés qui fait problème. Dans celle de Pierre Vuichard, deux points:

    comment faire passer un véritable souffle dans l’évangélisation et comment

    établir de meilleures relations entre les Eglises locales et Rome? Arthur

    Oberson avait demandé entre autres un examen de la collaboration prêtrelaïcs; une commission du Conseil presbytéral s’en occupe déjà; il souhaitait aussi des lignes pastorales plus claires pour les sacrements. Dans

    l’intervention de Claude Nicod, qui soulevait de nombreux problèmes derrière une apparente légéreté (diaconat, rapport évêques-prêtres, pastorale des

    jeunes, solitude des prêtres, aumônerie militaire), le Conseil presbytéral

    relève l’expérience enthousiasmante que fut le Synode 72 et se demande s’il

    n’est pas temps de le renouveler.

    Dans la description des missions linguistiques faite par Martino Serraglio, à retenir le nombre insuffisant d’aumôniers pour les Portugais et les

    difficultés de collaboration entre les prêtres locaux et les aumôniers. Les

    réactions à l’intervention d’Alain de Raemy posent la question du dialogue

    entre prêtres et des étiquettes qu’il leur arrive de se coller mutuellement. A mieux définir: les liens entre l’évêque et les prêtres, entre

    l’Eglise et les médias.

    Les membres du Conseil épiscopal ont relevé le ton parfois pessimiste

    des témoignages, concentrés en plus sur la vie de l’Eglise en oubliant celle du monde. Il y a une approche différente entre ceux - les plus anciens qui ont vécu l’expérience d’Eglise exceptionnelle que fut le Concile,

    avant, pendant et après le Synode et ceux - les plus jeunes - qui ne l’ont

    pas vécue. Est-ce que nous aurions à refaire un synode?

    Les missions linguistiques, leur intégration dans la vie pastorale, est

    une grande préoccupation. N’oublions pas, explique Mgr Bullet, que la moitié des catholiques jeunes, des enfants, des jeunes couples, sont des migrants; même s’il s’agit de la deuxième génération, ces jeunes ne sont enracinés ni dans la communauté paroissiale indigène, ni dans leur mission

    linguistique. Ils ne sont à l’aise ni d’un côté, ni de l’autre.

    Le diaconat permanent

    Pierre Burcher, responsable de la commission du diaconat permanent, a

    fait le point de la situation dans le diocèse qui peut compter, actuellement, sur le ministère de trois diacres. Depuis la publication des directives pour l’acheminement au diaconat permanent, une dizaine de personnes ont

    signalé leur intérêt. Pour elles ce fut, l’an dernier, une année de discernement à l’occasion de rencontres et d’échanges avec les membres de la commission. Huit d’entre elles ont été retenues pour poursuivre leur formation

    à l’IFM ou à l’Université de Fribourg. Comme il faut tenir compte d’une

    grande variété d’origines, de formations, d’âges (de 29 à 62 ans) et de situations familiales, çà n’est pas très facile de concevoir une démarche unique, qui doit se faire en lien étroit avec la communauté dans laquelle les

    candidats sont enracinés.

    Le Conseil presbytéral a encore décidé de transmettre à la Commission

    des évêques suisses réfléchissant à la place de la femme dans l’Eglise, en

    espérant des réactions de sa part, le document que sa commission avait préparé. Dans cette problématique, quelques questions devraient encore être

    développées: la formation, le bénévolat. Le Conseil presbytéral a enfin décidé, avec l’accord de Mgr mamie, de déroger à son règlement et de conserver comme membres, même s’îls ont changé de canton suite aux récentes nominations, Jean-Jacques Martin et Rémy Berchier, respectivement président et

    membre du bureau. La délégation vaudoise sera cependant renforcée par le

    premier des viennent-ensuite. (apic/ys/ba)

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