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    Contre la fermeture des écoles dans les Territoires occupés

    Arna Mer: une Israélienne au service des enfants palestiniens (160691)

    Genève, 16juin(APIC) Depuis le début de l’Intifada en décembre 1987, le

    droit à l’éducation pour les enfants et les jeunes palestiniens des Territoires occupés - un droit fondamental pour tout enfant d’après la Déclaration universelle des droits de l’homme - a été constamment bafoué. C’est

    cette politique de "déséducation" de la part d’Israël qu’entendaient dénoncer les deux invités de la Ligue suisse des droits de l’homme et de l’Association pour l’Union entre les peuples juifs et palestiniens: Paul Kessler

    (France) et Arna Mer (Israël) ont fait le point jeudi 13 juin à l’Université de Genève sur la situation de l’éducation dans les Territoires occupés,

    où les universités demeurent encore et toujours fermées sur ordre d’Israël.

    Paul Kessler, professeur au Collège de France et militant juif en faveur

    des droits de l’homme depuis 1983, a ouvert la soirée de jeudi en donnant

    des informations sur les conditions de travail et d’études des étudiants et

    des enseignants dans les six universités palestiniennes et les 19 "Collèges

    communautaires d’Israël".

    Tout en rappelant que son dernier voyage dans le pays remonte à 1990,

    Paul Kessler précise qu’après avoir été ouverts par Israël au temps du général Moshe Dayan en particulier, les établissements scolaires sont aujourd’hui soumis à toutes sortes de mesures discriminatoires telles que

    censure, taxes et droits de douane sur le matériel scolaire importé, refus

    de permis de construire, tracasserie pour les professeurs étrangers... A

    quoi il convient d’ajouter les difficultés inhérentes à la situation: problème pour payer les professeurs, diplômes dévalorisés, déterioration du

    matériel...

    Une mutilation irréverible

    De son côté, Arna Mer a abordé l’autre versant de l’éducation: celui des

    plus jeunes enfants. Les écoles ont été fermées pendant un an et demi, puis

    réouvertes sous la pression extérieure tout en restant dépendantes du bon

    vouloir des autorités militaires israéliennes.

    Arna Mer et son groupe "Care and Learning" veulent essayer de donner à

    ces enfants la chance et la possibilité de s’exprimer et d’exprimer ce

    qu’est leur vie aujourd’hui. Avec l’aide des familles, ces volontaires essaient de mettre sur pied un programme afin que ces enfants puissent apprendre les rudiments de lecture. Pour cela ils ont ouvert des bibliothèques et des ludothèques dans les quartiers où vivent les élèves.

    Pour Arna Mer, "la tragédie de la fermeture des écoles est une lésion

    qui ne se voit pas parce qu’elle ne saigne pas extérieurement; elle provoque cependant des ravages plus profonds encore qu’une blessure". La "désalphabétisation d’une génération d’enfants représente une mutilation irréversible". (apic/ecl/pr)

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