Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Arabie Saoudite: Un juge saoudien veut condamner à mort une chanteuse tunisienne

    Réactions en Tunisie: "Ce juge se trompe de siècle"

    Ryad, 17 février 2002 (APIC) Zikra, une chanteuse tunisienne est depuis une semaine sous la menace d’une condamnation à mort, à la requête d’un juge religieux saoudien. Celui-ci accuse l’artiste tunisienne de s’être moquée du prophète Mohamet, en comparant la souffrance endurée pour sa carrière à celle que le prophète Mohamet pour introduire l’islam.

    Tout est parti d’une déclaration de la chanteuse tunisienne rapportée le jeudi 7 février 2002 par le quotidien international arabe, "Al Hayat", paraissant à Londres. Rendant compte d’une conférence que l’artiste a donnée à Doha (Qatar), en marge d’un festival arabe sur la culture, le quotidien avait indiqué que Zikra a dressé un parallèle entre les difficultés qu’elle a éprouvées pour s’imposer dans le milieu dans la chanson arabe, et celles du prophète Mahomet pour l’expansion de l’islam.

    Cette comparaison n’a pas plu au juge saoudien, cheikh Ibrahim al-Khodeiri du Grand tribunal de Ryad. Il a aussitôt qualifié ces propos "d’apostasie", affirmant que l’auteur doit d’être "punie par l’exécution".

    Selon le juge, la chanteuse "s’est moquée du prophète en comparant ce qu’elle a enduré à l’hostilité rencontrée par le prophète Mahomet quand il a commencé à répandre la religion islamique". "Elle doit être dûment jugée et condamnée à l’exécution si elle est reconnue coupable", a-t-il encore ajouté.

    Réagissant à cette appréciation du magistrat, Zikra a nié un écart de langage à l’endroit du prophète Mohamet. Elle s’est déclarée offensée par le journaliste qui a rapporté ses propos. "Je ne suis pas assez folle pour tenir des paroles blâmables à l’endroit de notre prophète", a-t-elle dit dans une interview au même journal.

    Le quotidien tunisien "Le Temps" a pour sa part, dénoncé l’attitude du juge religieux saoudien, qui "se trompe sûrement de siècle, et certainement de pays". (apic/ibc/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus