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    Après la nomination du rédemptoriste Max Butz (230192)

    comme directeur du "Lauretanum" de Coire

    Précisions du Père Crausaz, supérieur du P. Butz

    Les Monts-de-Corsier, 23 janvier(APIC) Le 21 novembre dernier, Mgr Wolfgang Haas nommait un religieux rédemptoriste de 50 ans, le Père Max Butz,

    comme directeur du "Lauretanum", le nouveau cours préparatoire obligatoire

    au Grand Séminaire de Coire. L’évêque de Coire le nommait également accompagnant spirituel dans ce même séminaire. Le P. Butz a accepté cette charge

    contre l’avis de ses supérieurs. A la mi-janvier, plusieurs journaux ont

    mis en cause la maturité psychologique du Père Butz, en se basant sur une

    lettre confidentielle de son supérieur, le Père Louis Crausaz, provincial

    des rédemptoristes en Suisse.

    Le P. Crausaz déplore ce procédé. Sa lettre interne du 5 décembre

    dernier destinée aux membres de l’Union des Supérieurs Majeurs de Suisse

    (USM) avait en effet été photocopiée et mise en circulation auprès des professeurs et des séminaristes de Coire. Il estime que la publication d’informations non destinées à la presse fausse les données du problème. Il relève qu’une première lettre, écrite aux confrères de la province rédemptoriste, leur expliquait que la direction de la province n’était pas d’accord

    avec la nomination du Père Butz, "et cela non pas par opposition de principe à Mgr Haas, mais parce qu’elle estimait que travailler à Coire n’aiderait pas le Père Butz dans la formation de sa personnalité".

    Pour bien marquer son désaccord, la province des rédemptoristes de Suisse avait exigé que le P. Butz demande son exclaustration s’il s’entêtait à

    ce poste. Du côté de l’évêque de Coire, "aucun dialogue n’avait précédé

    cette nomination", précise le P. Crausaz.

    Au moment de la nomination du P. Butz, face à certaines réactions très

    négatives, le P. Crausaz a choisi d’écrire, le 5 décembre, une nouvelle

    lettre personnelle, destinée cette fois-ci à ses confrères de l’USM. Il

    pensait que cela valait mieux qu’un communiqué de presse, "pour éviter

    d’entrer dans la polarisation". Cette lettre interne ayant circulé dans le

    public, le Père Crausaz en a écrite une nouvelle aux membres de l’USM le 15

    janvier. Il voulait les rendre attentifs au fait que, vu le caractère

    fraternel de la lettre du 5 décembre, il n’avait pas étudié la formulation

    de ses affirmations. Dès lors, livrer la lettre au public aurait de graves

    conséquences, car les mêmes affirmations, hors du contexte et dans une

    autre langue, prendraient un tout autre sens. Malgré cela, des extraits en

    étaient publiés dans la presse deux jours après.

    Le Père Crausaz le regrette et précise que les articles parus dans la

    presse alémanique faussent la réalité. Ainsi, il relève que contrairement à

    ce qui a été écrit, ce n’est pas "la congrégation qui prend ses distances"

    à propos de la nomination du P. Max Butz, mais c’est lui qui a accepté une

    charge contre l’avis de ses supérieurs. De même, il a été écrit que le P.

    Butz était "peureux à l’extrême", alors que le Père Crausaz voulait dire

    qu’"il est habité par des peurs qui étonnent". De plus, il ne faisait pas

    objection, pendant la mission paroissiale (dans laquelle il travaillait

    jusqu’à maintenant), à s’occuper des jeunes, "mais il accomplissait cette

    tâche plutôt par devoir".

    Ainsi, estime le P. Crausaz, les informations indûment publiées déforment son message. Soulignant que "ceux qui combattent le racisme se sont

    rendus compte qu’il ne fallait pas être racistes avec les racistes; de

    même, on ne peut lutter pour une Eglise plus humaine qu’en étant ’humain’

    d’une manière inconditionnelle", le provincial des rédemptoristes termine

    sa prise de position en réitérant qu’il n’est pas d’accord avec la nomination du Père Butz, ni avec la manière dont elle a été faite. Mais il pense

    que, les choses étant ainsi, "il faut donner leur chance à ceux qui sont

    engagés dans cette affaire!". (apic/com/be)

    (Le Père Butz est né le 28 mars 1941 à St-Gall. Après une formation professionnelle comme employé de commerce, il a fréquenté de 1963 à 1966 le séminaire pour la catéchèse et l’aide pastorale de l’archevêché de Munich, où

    il a obtenu un diplôme de catéchiste laïc. Après 13 ans d’enseignement, il

    a repris des études à Fribourg-en-Brisgau puis à Bonn, avant d’entrer dans

    la Congrégation des Rédemptoristes. De retour en Suisse, le Père Butz a encore fréquenté le cours pastoral du diocèse de Bâle avant d’être ordonné

    prêtre en juin 1987).

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