Appel des évêques suisses en faveur du Liban (061189)
Fribourg, 6novembre(APIC) Le mercredi 22 novembre prochain - jour de la
fête nationale du Liban - a été choisi par le Bureau de la Conférence des
évêques suisses pour la Journée de nationale de prière pour la paix au Liban. Les évêques suisses répondent ainsi à l’appel lancé le 26 septembre
dernier par le pape Jean Paul II.
Le pape, dans une lettre apostolique sur le Liban adressée aux évêques
catholiques du monde entier rappelait que devant "ce qu’il faut bien appeler le massacre de tout un peuple, il est opportun que toute l’Eglise connaisse les efforts entrepris pour le sauvetage d’un pays en perdition". Il
y confirmait sa "ferme intention" de réaliser une visite pastorale au Liban. Le pape conviait également tous les catholiques à une journée de prière universelle pour la paix au Liban.
Cette journée de prière a déjà eu lieu en Italie le 4 octobre, fête de
Saint François d’Assise, mais à chaque Eglise locale était réservé le soin
de choisir le jour le plus approprié, en sachant que le 22 novembre est célébrée la fête nationale du Liban. Le pape rappelle dans sa lettre aux évêques, et à travers eux à tous les catholiques, les multiples initiatives
prises depuis 1975 par Paul VI, Jean Paul Ier et lui-même.
Il relève que s’il ne lui appartient pas de proposer des solutions techniques, le souci du bien matériel et spirituel "de tout homme sans distinction aucune" lui fait "un devoir impératif d’insister sur certaines obligations qui incombent aux responsables des nations". "Les ignorer, soulignet-il, peut conduire tout simplement à ébranler l’ordre des relations internationales et, une fois encore, à livrer l’homme au seul pouvoir de l’homme".
L’Eglise doit se mobiliser en faveur des chrétiens du Liban
Le pape rappelle aux évêques du monde entier les "liens de communion
spirituelles qui nous unissent à ces frères qui, dans l’histoire lointaine
et récente, ont dû s’affirmer chrétiens souvent au prix de sacrifices
héroïques. Pour eux, aujourd’hui assiégés par la violence des armes et de
la parole, l’Eglise toute entière a le devoir de se "mobiliser". D’abord
pour faire connaître les riches et séculaires traditions de la collaboration entre chrétiens et musulmans dans ce pays, "face à une information
souvent partiale et superficielle".
Ce pluralisme consenti et vécu est une valeur fondamentale qui a présidé
à la longue histoire du Liban, écrit le pape. Mobilisation dans la prière
aussi : d’où l’invitation à une journée de prière universelle. Il s’agit
pour l’Eglise de manifester au monde que "le Liban est plus qu’un pays :
c’est un message de liberté et un exemple de pluralisme pour l’Orient comme
pour l’Occident". (apic/be)