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    apic/Zaïre/Missions pillées/armée en débandade/Missionnaires à Kinshasa

    Zaïre: Les soldats zaïrois saccagent les postes missionnaires (070197)

    "L’armée de Mobutu est en complète débandade"

    Bruxelles/Rome, 7janvier (APIC) Huit postes missionnaires appartenant aux

    Missionnaires de Scheut ont été pillés par des soldats zaïrois en fuite devant les rebelles. Les saccages dans l’Est du Zaïre n’ont pas fait de blessés, a indiqué le supérieur général des Scheutistes à Rome. Selon des informations diffusées lundi par Radio Vatican, 80 missionnaires occidentaux,

    dont certains avaient trouvé refuge dans la forêt, ont pu être évacués de

    la région d’Isiro et emmenés par avion spécial à Kinshasa.

    Cette mesure a été prise conjointement, en raison de l’aggravation de la

    situation, par des états-majors de crise des ministères des Affaires

    étrangères italien, espagnol et portugais. Les missionnaires rapatriés sur

    la capitale zaïroise ont été hébergés par leurs ambassades.

    Les Scheutistes belges sont restés sans nouvelles de Kinshasa et de Kisangani pendant plusieurs jours, car l’aggravation de la situation a rendu

    les communications téléphoniques aussi mauvaises que compromettantes pour

    les correspondants locaux.

    Cauchemar à Isiro

    La Noël 1996 n’aura certainement pas été une fête de la paix pour la

    partie nord-est du Zaïre, constate le supérieur général des Scheutistes.

    "L’armée de Mobutu est en complète débandade et les militaires ne font plus

    que piller et voler". Isiro, au nord-est du Zaïre, avait connu un début de

    fête de Noël paisible. Mais Noël a fini en "cauchemar", rapporte pour sa

    part le Père Ward Van Haegenborgh, provincial des Scheutistes flamands.

    "En un rien de temps, la ville entière a été réduite à l’état de ruines.

    Le noviciat des religieux comboniens a été complètement saccagé et la maison provinciale des religieuses a été incendiée. Un groupe de 27 missionnaires (des Pères, des Frères et des Soeurs) ont fui dans la forêt vierge.

    Les chrétiens leur ont fourni des vivres et les ont protégés. Des pistes

    pour chercher refuge ailleurs ont été explorées en concertation avec les

    ambassades".

    Les communautés religieuses de Dungu et Duru, à la pointe nord-est du

    pays, ont cherché refuge au Soudan, où les Comboniens ont également des

    missions. A Mungbere, la mission a été ravagée. Et à Nia-Nia, entre Isiro

    et Kisangani, les missions de Noisu et de Viadana ont subi le même sort. Il

    semble que tous les missionnaires sont sains et saufs.

    Les gens d’Isiro étaient prêts à être évacués depuis un certain temps.

    Les contacts nécessaires avaient été pris à cet effet avec les ambassades

    d’Espagne, du Portugal, d’Italie d’Allemagne et du Canada. La grande difficulté venait du fait que des soldats de l’armée zaïroise occupent l’aéroport, avec le risque qu’ils s’emparent de l’avion pour leurs propres besoins.

    "Saccage systématique"

    "La situation au nord-est du Zaïre est à considérer comme grave",

    souligne le supérieur général des Scheutistes dans un message daté du 5

    janvier: "Les soldats zaïrois en fuite se sont livrés à un saccage

    systématique de toute l’infrastructure économique et sociale. Ils ont pillé

    à fond les réserves de médicaments pour les revendre. L’hôpital protestant

    de Nyakunde a donc été complètement ravagé".

    Les soldats de l’endroit, "tenant à prendre de l’avance sur leurs collègues en fuite", ont pris eux-mêmes l’initiative du pillage. "La population

    locale s’est occupée de mener les opérations à bonne fin". Ceci s’est passé

    notamment à Ango et à Dakwa, au nord du pays. Les Comboniens et les Ursulines (de Hasselt, en Belgique) ont passé la frontière pour chercher refuge

    en République Centrafricaine. (apic/cip/cic/bia/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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