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    apic/Zaïre/ maristes / assassinés

    Zaïre: Les quatre Frères Maristes assassinés (131196)

    à Bugobe l’ont été le 31 octobre par des milices hutus

    Rome, 13novembre (APIC) Les Fères Maristes espagnols assassinés à Bugobe,

    à l’Est du Zaïre, l’ont été déjà le 31 octobre et non pas le 7 novembre

    comme annoncé précédemment. Le Frère Julio Rodriguez Jorge, dont ont était

    sans nouvelles, a également été tué en même temps que ses trois confrères,

    indiquent mardi les Frères Maristes à Rome, après avoir recueilli divers

    témoignages concordants. Les auteurs de ces assassinats sont des membres

    des milices hutus de l’ancien régime rwandais réfugiés au Zaïre.

    "Grâce aux informations recueillies par les deux Frères qui continuent à

    travailler à l’exhumation des cadavres, nous pouvons affirmer que l’assassinat s’est produit le soir du 31 octobre et non le 7 novembre, comme nous

    l’avions pensé jusqu’a présent", écrivent les maristes. Le 31 octobre, deux

    séminaristes du Zaïre, qui se trouvaient a environ dix kilomètres de la

    maison des Frères, ont déclaré que un groupe de miliciens hutus, qui avait

    fui le Rwanda il y a deux ans, avait pris d’assaut la résidence des Frères,

    l’avait saccagée puis avait tué violemment les quatre religieux espagnols,

    Servando Mayor Garcia, Miguel Angel Isia Lucio, Fernando de la Fuente et

    Julio Rodriguez Jorge, avant de jeter les corps dans une fosse.

    Les assassins, sont restés ensuite plusieurs jours dans la maison, ce

    qui en a empêché l’accès à d’autres personnes du secteur. Les quelques témoins du voisinage ont affirmé que les soldats portaient les vêtements des

    Frères.

    La fosse dans laquelle les corps ont été jetés est un puits obscur de 12

    mètres de profondeur et d’un mètre de diamètre, creusé par les Frères pour

    le service de la maison, ce qui rend très difficiles les travaux d’exhumation.

    Lors des dernières communications avec la maison généralice à Rome, le

    31 octobre, les Frères disaient leur inquiétude: "Tout le monde a quitté le

    camp de Nyamirangwe. Nous sommes seuls; nous attendons une attaque d’un moment à l’autre. Si ce soir nous ne retéléphonons pas, ce sera mauvais signe: il est probable qu’on va nous enlever la radio et le téléphone. Le

    secteur est très agité; les réfugiés fuient sans savoir où, et c’est un signe certain de la présence de gens armés qui se sont infiltrés".

    Selon les informations que nous avons, expliquent les maristes, la cause

    principale et sûrement l’unique de l’assassinat est que les Frères étaient

    les seuls étrangers restés dans le secteur de Bugobe. Il est évident qu’ils

    étaient des témoins qualifiés et gênants de ce qui se passait. Le mieux

    était donc de les supprimer. (apic/anb/bia/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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