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    apic/Zaïre/Marche comémorative du 16 février 92

    Zaïre: Commémoration des martyrs du 16 février 1992

    Pour dénoncer le "partenariat de la honte" dans l’enseignement (150296)

    Kinshasa, 13février(APIC) La commémoration des "martyrs du 16 février

    1992" dénoncera lors d’une marche le "partenariat de la honte" dans l’enseignement. Le 16 février 92, de nombreux chrétiens étaient massacrés à

    Kinshasa à l’issue d’une marche qu’ils qualifiaient "de l’espoir". Comme

    l’an dernier, ce jour des "martyrs" de la démocratie sera commémoré au Zaïre.

    En 1995, un "Comité permanent pour la Commémoration du 16 février" regroupant huit associations, dont le Groupe Amos, avait lancé un appel à

    "rallumer ensemble le feu de la lutte non-violente qui a su vaincre notre

    peur le dimanche 16 février 1992".

    Suite au succès de cette manifestation, le "peuple de Dieu" au Zaïre

    poursuit aujourd’hui sa marche de l’espoir, solidaire dans un combat pour

    une éducation meilleure, annonce le groupe Amos: parents, enseignants, étudiants et élèves, "tous victimes d’un système éducatif injuste, refusent

    d’être rançonnés, exploités et sacrifiés". Ensemble, ils "essaient péniblement de comprendre les mécanismes qui les opposent les uns aux autres, offrant ainsi à des dirigeants irresponsables et sadiques l’occasion de s’enrichir tranquillement".

    Les parents, selon le groupe Amos, prennent peu à peu conscience de la

    tromperie d’un "partenariat malhonnête" où "ils paient le prix fort pour un

    système éducatif qui produit des analphabètes et des diplômés corrompus,

    esclaves de demain". Les enseignants réalisent qu’ils sont aussi parents et

    que le système de partenariat n’assure aucune sécurité sociale ni professionnelle; que l’Etat leur refuse un salaire décent pour les plonger dans

    "l’illusion d’une prime des parents qui les divise entre eux, les oppose

    aux parents et les ridiculise face aux étudiants et élèves"; bref que ce

    "partenariat de la honte" doit cesser. Les élèves se sentent abandonnés non

    par leurs parents ni par les enseignants, dont ils savent les sacrifices,

    mais par "un système politique inhumain et avilissant".

    Comme l’an dernier, le 16 février a été proclamé jour férié par le Comité pour la Commémoration, qui invite les chrétiens à se rendre au culte

    dans leurs paroisses respectives. Pour les enseignants, parents et élèves,

    cette journée inaugurera une grande campagne de sensibilisation "solidarité

    pour une éducation meilleure". De leur côté, les responsables des écoles

    sont invités à organiser une journée "Ecole pour tous". (apic/cip/pr)

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