Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 45 lignes (max. 75 signes), 477 mots et 3259 signes.

    apic/Zaïre/ groupe Amos/ élections libres

    Zaïre: Cinq ans après le tragique 16 février 1992 (230197)

    Le Groupe Amos invite le peuple zaïrois

    à organiser lui-même des élections libres

    Kinshasa, 23janvier (APIC) A la veille du 5e anniversaire de la "marche de

    l’espoir" (16 février 1992), organisée pour réclamer la réouverture de la

    Conférence nationale souveraine, le Groupe Amos invite les Zaïrois, comme

    chaque année, à commémorer "ceux qui sont tombés ce jour-là sous les balles

    des ennemis de notre peuple". Ce 16 février prochain, qui tombe également

    un dimanche, la commémoration sera axée autour d’un objectif précis: l’organisation d’élections libres et démocratiques.

    "Nous voulons, annonce le Groupe Amos, retrouver cette unanimité, cet

    élan et cette acceptation du risque que nous avons vécues en 1992. Autour

    de l’objectif commun que constitue désormais l’organisation des élections

    libres et démocratiques, nous refusons de nous laisser manipuler pour organiser nous-mêmes nos élections, avec nos propres moyens". Faisant allusion

    à l’argent étranger prévu pour organiser les élections générales en 1997,

    la déclaration ajoute: "Nous ne connaissons aucun Belge, ni Français, encore moins un Américain, qui accepterait que les élections dans son pays soient financées par le Zaïre."

    Un régime dictatorial

    Le défi que le Groupe Amos propose de relever est celui du financement

    des élections par les citoyens eux-mêmes, "notre seule chance pour choisir

    des responsables qui seront à notre service", explique Thierry Nlandu, animateur principal du groupe. Il précise: "Si récemment nos gouvernants ont

    fait recours à notre amour de la patrie pour un "effort de guerre" dont les

    premières victimes restent les pauvres meurtris par ce régime dictatorial,

    aujourd’hui nous sommes appelés à nous mobiliser dans un effort non de

    guerre, mais de libération en dotant notre pays des moyens pour organiser

    nos élections."

    Concrètement, le Groupe Amos invite la population à "oser" organiser une

    caisse populaire pour recueillir les fonds nécessaires, fabriquer des urnes

    "transparentes quartier par quartier, région par région", travailler à la

    réfections des routes et des bâtiments qui accueilleront les électeurs,

    d’oser "prouver à nous-mêmes et au monde que nous avons grandi et que notre

    longue marche a fait de nous des responsables prêts pour un partenariat

    adulte avec l’Occident et les USA".

    Marche non-violente

    En décembre dernier déjà, le Groupe Amos avait adressé un message aux

    autorités politiques et militaires, les avertissant que la marche, comme

    les précédentes, sera non-violente, "sous le signe des élections que vous

    avez annoncées pour la première moitié de 1997", lesquelles ne seront pas

    organisées selon les aspirations du peuple, mais selon le schéma et avec le

    financement des pays étrangers.

    Un autre message est adressé aux autorités religieuses. Le groupe Amos

    les félicite d’avoir écrit "des lettres et des déclarations courageuses,

    fait des analyses pertinentes et lancé des appels vibrants pour la justice

    et la paix". Il leur demande en outre d’être également solidaires avec le

    peuple "aussi sur le terrain", en participant à la marche du 16 février

    prochain et en sensibilisant la population à cette commémoration dans les

    médias qu’ils gèrent.

    Le Groupe Amos (du nom du prophète de la justice) est très actif à Kinshasa, où il est né en 1988. Il a joué un rôle prépondérant dans l’organisation de la fameuse "marche de l’espoir" du 16 février 1992, une marche pacifiste qui fut brutalement réprimée et provoqua plusieurs dizaines de

    morts. A la fin de l’année 1995, il a publié, sous la signature de l’abbé

    José Mpundu et de Thierry Nlandu, une brochure intitulée: "Elections du

    Zaïre. Chance ou danger pour la démocratie?". Estimant que faire alors des

    élections dans l’état actuel des choses, c’était mettre la charrue devant

    les boeufs, le Groupe Amos demandait que l’on donne la parole au peuple et

    disait compter pour cela sur les Eglises, les "seules structures fiables".

    (apic/cip/ba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus