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    apic/Zaïre/Caritas/Réfugiés

    Zaïre: Le Secours International de Caritas (280297)

    réclame l’envoi d’une force d’interposition

    Bruxelles, 28février(APIC) Le Secours International de Caritas a réclamé

    jeudi à Bruxelles l’envoi d’une force d’interposition dans la région du Kivu, au Zaïre. Il y va de la vie de dizaines de milliers de personnes, fait

    valoir Caritas. Selon l’organisation catholique, il ne fait aucun doute que

    les réfugiés constituent un réel objectif militaire pour les rebelles.

    En date du 23 février, le HCR estimait que quelque 700’000 réfugiés

    étaient rentrés du Zaïre au Rwanda, soit un peu plus de la moitié des réfugiés recensés au Kivu l’été dernier. Qu’est-il advenu des autres?

    "Le Monde" et "Le Soir" citaient mardi un témoin direct selon qui "plus

    de 500’000 réfugiés auraient déjà trouvé la mort depuis le début du conflit, massacrés par les rebelles de l’Alliance, ou morts de faim et d’épuisement". On a recensé 200’000 réfugiés, regroupés à Tingi-Tingi (Lubutu) et

    dans d’autres camps plus petits. Leur situation est pénible et leur état

    sanitaire particulièrement précaire. "En attendant une éventuelle solution

    politique... on ne peut abandonner ces gens ni les dizaines de milliers

    d’autres réfugiés encore perdus au Kivu", souligne Caritas.

    "Tous des génocidaires"

    Le réseau de Caritas, en collaboration avec d’autres organisations, continue à porter secours aux réfugiés, notamment en acheminant du matériel et

    de la nourriture à Kisangani et en organisant, avec l’UNICEF, la distribution quotidienne à Tingi-Tingi de 20’000 repas et d’un supplément nutritionnel pour les femmes enceintes, les personnes âgées, les nourrissons et

    les enfants de moins de 6 ans.

    "Mais nous n’arriverons pas à résoudre le problème de la sécurité des

    réfugiés", déplore Caritas. Outre les conditions de vie très dures dans

    lesquelles ils vivent, ajoute l’organisation, le témoin précité, au vu des

    nombreux charniers rencontrés, "ne laisse aucun doute sur le fait que les

    réfugiés constituent un réel objectif militaire pour les rebelles de l’Alliance, dont la dialectique consiste à dire que les réfugiés qui ne sont

    pas rentrés au Rwanda sont tous des génocidaires, ce qui justifie leur élimination pure et simple".

    Caritas, qui ne peut rester silencieuse devant une telle menace, "en appelle une fois encore à la communauté internationale pour que soit mise en

    application la résolution de l’ONU, prise au mois de novembre dernier,

    d’envoyer une force d’interpositon dans l’Est du Zaïre afin de mettre tout

    en oeuvre pour assurer la sécurité des réfugiés et des personnes qui leur

    viennent en aide". (apic/cip/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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