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    apic/Vienne/Conférence/ONG

    Conférence de Vienne: le désastre, disent les ONG

    Le monde attendait un plus, c’est un moins qu’on lui inflige (151095)

    Retour en arrière préoccupant

    Vienne, 15octobre(APIC) La Conférence de Vienne sur l’interdiction des

    mines antipersonnel est davantage qu’un échec. Elle marque un retour en arrière plus que proccupant, après trois semaines de "négociations". Qui ont

    vu la Suisse s’aligner contre le refus d’interdire les mines terrestres et

    d’imposer des limitations importantes à leur emploi.

    Après trois semaines de travaux à la Conférence de Vienne, en vue de

    mieux protéger les civils contre les mines terrestres et les armes laser

    aveuglantes, les représentants de la campagne internationale des Organisations Non Gouvernementales (ONG) contre les mines antipersonnel restent

    préoccupés... par des décisions avant tout militaires. Et où l’humanitaire

    a été le grand absent.

    C’est la première fois que l’on se réunissait pour réviser la Convention

    de Genève qui régit depuis 1980 l’usage de certaines armes pouvant provoquer des dommages inconsidérés. "De nombreuses ONG se sont rendues à la

    Conférence de révision avec des attentes minimales. Or, sur bien des

    aspects, même ces attentes sont déçues", affirme Jody Williams, coordinatrice de la campagne contre les mines antipersonnel, qui regroupe 350 organisations de plusieurs dizaines de pays.

    "Les discussions ont été dominées par des considérations militaires",

    remarque-t-on du côté des ONG. En fait, la plupart des pays ont insisté

    pour conserver l’usage des mines antipersonnel comme armes légitimes et non

    négligeables. Les ONG trouvent que pareille exigence est contraire aux

    principes humanitaires: n’importe qui peut être victime de ces mines et les

    préjudices qu’elles causent sont sans proportion avec leur prétendue "utilité" militaire, même limitée dans l’espace et le temps.

    Désastre global

    De nombreux délégués des ONG observent que la Conférence a provoqué pas

    mal de retours en arrière. Des points sur lesquels les experts s’étaient

    mis d’accord lors de la préparation de la Conférence ont été remis en cause, balayés, affirme-t-on du côté des ONG. Selon Jody Williams. "La plus

    grande partie des travaux a consisté à discuter de mesures complexes restreignant l’usage des mines. Mais dans la meilleure des hypothèses, ça ne

    changera pas grand-chose au désastre global". (apic/cip/pr)

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