Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 66 lignes (max. 75 signes), 680 mots et 4820 signes.

    apic/Vatican/symposium/législations permissives/

    Rome: un symposium international dénonce (230596)

    la dérive des législations permissives sur l’avortement =

    Rome, 23mai(APIC) "Pour la première fois dans l’histoire, on cherche à

    faire d’un délit un droit. La culture de mort est devenue un projet qui

    jette une grande confusion au plan politique et social": le cardinal

    Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil Pontifical pour la Famille,

    n’a pas mâché ses mots en introduisant jeudi à Rome un Symposium

    international sur "Evangelium Vitae et le Droit"

    Quelque 400 professeurs et spécialistes de près de 150 universités civiles et ecclésiastiques participent à ce rassemblement.

    "C’est en vertu de ce projet, a dénoncé le cardinal, qu’on en est arrivé

    à plus de 50 millions d’avortements dans le monde par an" et que le président Clinton a récemment bloqué le projet d’abolition de la loi permettant

    les "avortements tardifs" (Partial Birth Abortion, technique utilisée à

    partir du sixième mois de grossesse quand les techniques classiques sont

    devenues inopérantes). Le cardinal Trujillo a visé aussi la politique démographique chinoise, qui "étouffe des millions d’enfants", la libéralisation

    des législations sur l’avortement un peu partout dans le monde, ainsi que

    "l’aggravation en France des peines prévues contre ceux qui protestent contre le développement de cette mentalité".

    Comme Pilate

    Un peu plus d’un an après la publication de l’encyclique, Evangelium vitae "universellement reconnue comme un manifeste historique pour la vie,

    deux dicastères, les Conseils pontificaux pour la Famille et pour l’Interprétation des textes législatifs, ainsi que l’Académie pontificale pour la

    Vie, "entendent proposer à nouveau les enseignements de ce document pour

    vérifier les incidences qu’ils ont eues et qu’ils doivent encore avoir sur

    le monde de la justice, dans les systèmes législatifs des différentes aires

    culturelles, dans le domaine universitaire et de celui de l’enseignement du

    droit".

    Pour Mgr Julian Herranz, président du Conseil Pontifical pour l’Interprétation des textes législatifs, "ce qui compte pour les parlementaires,

    les juges et les gouvernements d’aujourd’hui, qui veulent comme Pilate faire taire leur propre conscience, n’est pas la vérité objective qui assure

    la rationalité de la norme, mais seulement la vérité conventionnelle, sociologique ou statistique".

    Car une "saine démocratie" suppose "une vérité objective sur l’homme", a

    fait valoir Mgr Herranz. Ce n’est pas seulement du Magistère de l’Eglise,

    mais aussi "des autres confessions chrétiennes et des autres religions",

    malgré "les fortes pressions économiques et politiques de très puissants

    lobbies", que vient l’opposition "aux législations et à la jurisprudence

    permissives de l’avortement et de l’euthanasie, aux lois civiles qui libéralisent la drogue et les perversions sexuelles, permettent la manipulation

    et l’utilisation des embryons humains pour des produits cosmétiques et la

    manipulations des gènes".

    Une nouvelle génération du droit

    Mgr Elio Sgreccia, vice-président de l’Académie pour la Vie, a annoncé

    "une troisième génération du droit, qui a pour objet de faire mûrir le concept même de démocratie, et qui serait constitué des droits qui naissent de

    la réflexion bio-éthique et de l’éthique bio-écologique". La bioéthique ne

    sera "plus seulement une discipline ni un mouvement culturel", mais "un

    mouvement politique et la source d’un droit nouveau".

    Roland Minnerath, professeur d’histoire du droit publique à l’Université

    de Strasbourg, a parcouru l’ensemble des traditions juridiques du monde

    pour constater qu’en définitive "l’évolution des normes internationales se

    lisent dans les non-dits, les silences, les glissements de sens des mêmes

    mots plus que dans des innovations brutales". Parfois, "l’imprécision est

    une condition de la poursuite de la négociation internationale", a-t-il déclaré, mais on s’aperçoit que "l’interprétation individualiste des droits

    de l’homme est impuissante à fonder une universalité éthique concrète, même

    si un consensus formel devait un jour la voir sanctionner".

    En tout état de cause, R. Minnerath estime que "la loi positive ne doit

    pas proclamer comme un droit ce que la raison reconnaît comme un mal" et

    que "la loi positive ne peut obliger à faire ce que la conscience réprouve

    comme contraire à l’ordre naturel et à la raison droite".

    Dernier intervenant de la matinée, Mgr Mounged El Hachem, évêque Maronite de Baalbek, a montré comment, dans le droit islamique, le respect de la

    vie est perçu comme un "devoir primordial". (apic/cip/imed/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus