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    Rome: l’Etat du Vatican a 65 ans (090294)

    apic/Vatican/italie/accords du Latran

    En 1929 les Accords du Latran réglaient la "question romaine"

    Rome, 9février(APIC) L’Etat du Vatican fêtera vendredi son 65e anniversaire. C’est en effet le 11 février 1929 que Benito Mussolini et Mgr Pietro

    Gasparri, secrétaire d’Etat du Vatican, signèrent les accords du Latran qui

    règlaient "la question romaine". Le litige durait depuis 1870, date de

    l’invasion par les troupes italiennes de Rome et des Etats pontificaux. Désormais le pape n’était plus "prisonnier" du Vatican.

    L’accord divisé en trois points fondait l’Etat souverain du Vatican, réglait par concordat les relations Eglise-Etat et prévoyait le versement de

    dommages d’un montant de 1,7 milliards de lires pour la perte des Etats

    pontificaux.

    L’invasion des Etats pontificaux par les troupes italiennes en 1870 marque la fin du pouvoir temporel du pape. Pie IX, qui ne désespère pas d’être

    remis à la tête de ses Etats, se considère alors comme prisonnier du Vatican. Il repousse les garanties avancées par le gouvernement italien et multiplie les appels et les protestations contre cette dépossession. Pendant

    plus d’un demi-siècle la "question romaine" ne cessera d’agiter l’opinion

    catholique et de troubler les relations du Vatican avec l’Italie et les autres Etats européens.

    C’est dans cette époque difficile que se déroule le premier Concile du

    Vatican. Ouvert en 1869, il est interrompu lors de la guerre franco-allemande, puis suspendu ’sine die’ par le pape Pie IX après l’invasion des

    troupes de Victor-Emmanuel. Le Concile aura néanmoins eu le temps de définir le dogme de l’infaillibilité pontificale le 18 juillet 1870, malgré

    l’opposition d’une minorité d’évêques. Dès sa proclamation ce dogme suscite

    de vives réactions qui seront une des causes du ’Kulturkampf’ dans les pays

    germaniques.

    Les négocations entre le Vatican et la République italienne débutent secrètement plus de 50 ans plus tard, en 1926. Mussolini qui permettait alors

    le renforcement de l’influence de l’Eglise dans la vie politique et sociale

    italienne était bien considéré au Vatican et dans l’opinion catholique. Les

    accords du Latran signés trois ans plus tard ont une portée politique financière et religieuse. L’Italie et le Saint-Siège se reconnaissent mutuellement. L’Etat italien dédommage le Saint Siège pour ses pertes territoriales. Enfin le concordat qui régit les rapports Eglise-Etat précise que

    l’Etat accepte la doctrine chrétienne comme fondement de l’instruction publique, et l’indissolubilité du mariage. Quant à l’Eglise, elle concède à

    l’Etat un droit de regard sur la nomination des évêques. Trois points qui

    n’ont pas manqué, récemment encore de susciter, des tensions entre la République italiennne et la Saint-Siège. (apic/mp)

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