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    apic/Vatican/congrès sur la primauté du pape

    Rome: Congrès sur la primauté du pape (031296)

    Convoqué par le cardinal Ratzinger

    Bruxelles, 3décembre (APIC) La primauté du pape est aujourd’hui une des

    questions les plus aigues, aussi bien dans l’Eglise que sur la plan oecuménique. Pour faire le point sur ce qui est essentiel et sur ce qui est contingent dans la conception catholique du ministère de Pierre, le cardinal

    Josef Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a

    convoqué au Vatican du 2 au 4 décembre un congrès pluridisciplinaire historico-théologique.

    Cette recherche répond à la volonté de Jean-Paul II de revoir les modalités d’exercice du ministère pétrinien en vue de rejoindre l’unité des

    chrétiens. C’est ainsi que trois théologiens non-catholiques, les

    prof. Pannenberg

    (luthérien), Chadwick (anglican) et Olivier Clément (orthodoxe, excusé pour

    raison de santé) ont été invités à participer aux travaux.

    L’objet du congrès n’est cependant pas d’abord oecuménique. On entend,

    avant tout, approfondir la vision catholique de la primauté. La session,

    ouverte par le cardinal Ratzinger, abordera trois thèmes: "le sens dogmatique de la primauté du Successeur de Pierre et de sa transmission"; "relation entre primauté et collégialité"; "nature et but des interventions de

    l’Evêque de Rome en tant que primat, au regard des Eglises particulières".

    Le définitif et le discutable

    Dans un message aux congressistes, le pape, citant intégralement une

    passage (nx 95) de son encyclique "Ut Unum Sint", a rappelé qu’il était

    convaincu "d’avoir, à cet égard - l’unité de toutes les communautés chrétiennes - une responsabilité particulière, surtout lorsque je vois l’aspiration oecuménique de la majeure partie des communautés chrétiennes et que

    j’écoute la requête qui m’est adressée de trouver une forme d’exercice de

    la primauté ouverte à une situation nouvelle, mais sans renoncer aucunement

    à l’essentiel de ma mission".

    Comme la mission essentielle du ministère pétrinien est d’être un "instrument d’évangélisation" et que la nouvelle évangélisation "est liée au

    témoignage de l’unité de l’Eglise", il importe aux yeux de Jean Paul II

    d’avancer maintenant dans la direction de l’unité.

    Le pape n’entend cependant rien brader au nom de l’unité. Il précise à

    cet égard: "L’Eglise catholique est consciente d’avoir conservé, dans la

    fidélité à la Tradition apostolique et à la foi des Pères, le ministère du

    successeur de Pierre, que Dieu a constitué principe et fondement, visible

    et perpétuel, de l’unité."

    Ce congrès, ajoute Jean-Paul II, entend "offrir une contribution

    importante au service du développement du dialogue théologique, en

    indiquant notamment les éléments essentiels de la doctrine de la foi

    catholique sur cet aspect de l’ecclésiologie, en les distinguant des

    questions légitimement discutables ou qui n’engagent pas de façon

    définitive". Ainsi, cette distinction, "loin de représenter une difficulté

    pour le dialogue oecuménique en lui même, en représente, au contraire, une

    condition nécessaire".

    La foi du premier millénaire

    Pour le cardinal Ratzinger il s’agit de "caractériser ce qui fut retenu

    comme élément du ’depositum fidei’ pendant le premier millénaire à propos

    de la primauté du Successeur de Pierre, et comment s’est ensuite développée

    la conviction de foi à ce sujet jusqu’à la définition de Vatican I et

    l’enseignement de Vatican II."

    Le cardinal précise que ce congrès n’entend pas se livrer à une étude

    analytique de l’état de la question, ni se confronter aux positions des autres confessions chrétiennes non catholiques. Il s’agit d’une étude proprement "doctrinale", qui vise à faire ressortir les points essentiels de la

    de la doctrine sur la primauté, tout en indiquant les problèmes qui sont

    légitimement ouverts à la discussion théologique.

    Un des caractères nouveaux et intéressants de ce congrès est son interdisciplinarité, histoire et théologie sont conjointement sollicitées.

    Les conséquences oecuméniques d’une telle recherche sont évidentes, note

    le cardinal Ratzinger, la question de la primauté du pape est l’un des

    points les plus brûlants. "Pour les catholiques, explique le cardinal, la

    critique contre la primauté du pape venant des autres frères chrétiens motive d’autant la recherche d’une mise en oeuvre du service pétrinien toujours plus conforme au Christ. Et, pour la chrétienté non-catholique, le

    primat romain est un défi visible et permanent pour une unité concrète, qui

    est un devoir de l’Eglise et qui devrait être une marque reconnaissable par

    le monde." (apic/imed/mp)

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