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    apic/Vatican/Conférence de Pékin

    Conférence de Pékin: Le pape a reçu la délégation du Saint-Siège (290895)

    Le Vatican choisit "l’option en faveur des filles et des jeunes femmes"

    Rome, 29août(APIC/CIP) Pour la IVe Conférence mondiale sur la Femme qui

    se tiendra à Pékin du 4 au 15 septembre, le Saint-Siège a choisi sa priorité: "L’option en faveur des filles et des jeunes femmes". Recevant mardi à

    Castelgandolfo la délégation du Saint-Siège à Pékin, conduite par son chef,

    la juriste américaine Mary Ann Glendon, Jean-Paul II a appelé toutes les

    institutions catholiques de soins de santé et d’éducation à adopter, pour

    les prochaines années, "une stratégie concertée et prioritaire à l’égard

    des filles et des jeunes femmes, spécialement les plus pauvres".

    Jean-Paul II a rappelé qu’il a eu l’occasion d’attirer l’attention, ces

    mois derniers, sur les positions du Saint-Siège et sur l’enseignement de

    l’Eglise catholique au sujet de la dignité, des droits et des responsabilités des femmes dans la société d’aujourd’hui, dans la famille, au travail,

    dans la vie publique. "J’ai trouvé une inspiration, a-t-il expliqué, dans

    la vie et le témoignage de femmes célèbres qui, dans l’Eglise, des centaines d’années durant, ont été des pionnières pour la société en tant que

    femmes, travailleuses, responsables dans les domaines social et politique,

    dans les professions de la santé et comme penseurs et leaders spirituels".

    Une priorité

    Au sujet du choix du Saint-Siège, le pape a expliqué: "Il est attristant

    de relever que, dans le monde d’aujourd’hui, le simple fait d’être de sexe

    féminin plutôt que masculin peut réduire les chances de naître ou de survivre comme enfant; cela peut également signifier avoir moins de nourriture

    adéquate et soins de santé, et cela peut accroître les risques de demeurer

    analphabète et d’avoir un accès limité ou pas du tout à l’éducation primaire".

    L’investissement dans les soins et l’éducation des filles, en tant que

    droit égal, étant "une clé fondamentale pour la promotion de la femme",

    Jean-Paul II a adressé une série d’appels. Tout d’abord à tous les services

    d’éducation liés à l’Eglise catholique, leur demandant de "garantir l’égalité d’accès pour les filles, d’éduquer les garçons au sens de la dignité

    et de l’égalité des femmes, de donner des chances supplémentaires aux filles qui ont souffert de préjudices, d’identifier les motifs pour lesquels

    les filles se sont vu refuser une éducation en bas âge et d’y remédier. Les

    institutions de santé, spécialement celles qui assurent les soins de santé

    primaire, devront développer ces soins et l’éducation des filles "comme une

    caractéristique de leur service". Les organisations caritatives et de développement de l’Eglise donneront la priorité à l’attribution de ressources

    et de personnel pour les besoins spécifiques des fillettes. Aux congrégations religieuses, le pape demande "d’identifier et accueillir ces filles

    et jeunes femmes qui sont le plus en marge de la société..."

    Jean-Paul II demande encore aux universités catholiques et aux écoles

    supérieures de garantir que, dans la préparation des futurs responsables de

    la société, "ils acquièrent une sensibilité particulière aux problèmes des

    jeunes femmes". Il suggère aux organisations masculines et féminines

    d’Eglise qui sont actives dans la société "d’établir des modèles de solidarité" pour se mettre au service des filles et des jeunes femmes.

    Une "conversion"

    Pour le pape, cette tâche revient à tout chrétien: "Comme disciples de

    Jésus-Christ, qui s’est lui-même identifié au plus petit des enfants, nous

    ne pouvons rester insensibles aux besoins ou handicaps dont souffrent les

    femmes, spécialement celles qui sont victimes de la violence ou du manque

    de respect de leur dignité".

    Jean-Paul II compte beaucoup sur la contribution des femmes elles- mêmes: "Dans l’esprit de ces grandes femmes chrétiennes qui ont illuminé la

    vie de l’Eglise à travers les siècles et qui ont souvent rappelé l’Eglise à

    sa mission essentielle et à son service, je lance un appel aux femmes de

    l’Eglise d’aujourd’hui pour qu’elles assument de nouvelles formes de responsabilité dans le service et je lance un appel à tous les institutions

    de l’Eglise afin qu’elles accueillent cette contribution des femmes.

    Avant de conclure, Jean-Paul II a appelé "tous les hommes dans l’Eglise

    à opérer, si nécessaire, un changement du coeur et à développer, comme une

    exigence de leur foi, une vision positive de la femme". "Je leur demande,

    a-t-il ajouté, de devenir toujours plus conscients des handicaps auxquels

    sont exposées les femmes, et spécialement les petites filles, et de voir

    dans quelle mesure leur attitude d’homme, leur manque de sensibilité, leur

    manque de responsabilité peuvent être à la racine de cette situation".

    (apic/cip/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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