Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 69 lignes (max. 75 signes), 688 mots et 4878 signes.

    apic/Varsovie/OSCE/Seminaire/Religion/Liberté

    Séminaire à Varsovie sur la liberté religieuse en Europe (250496)

    Les Etats européens invités à protéger efficacement cette liberté

    Varsovie, 25avril(APIC) Les Etats européens doivent s’engager à protéger

    efficacement la liberté religieuse. C’est en substance ce qu’ont demandé à

    Varsovie lors d’un séminaire mis sur pied par l’OSCE à la demande du SaintSiège, quelque 80 représentants d’organisations non gouvernementales et des

    représentants d’Eglises et organisations d’Eglises d’Europe, du Canada et

    des Etats-Unis.

    Les participants au séminaire sur "Les aspects constitutionnels,

    juridiques et administratifs de la liberté religieuse", réunis à Varsovie,

    en Pologne, du 16 au 19 avril, ont en effet réaffirmé la nécessité d’une

    protection plus efficace des droits et des libertés religieuses en Europe.

    Ils ont constaté, à la lecture d’un des trois rapports finaux, qu’"il

    existe de nombreux exemples de dispositions en vigueur dans tous les

    systèmes qui enfreignent les engagements pris en matière de liberté

    religieuse".

    Selon eux, il faut notamment citer la discrimination à l’encontre des

    Eglises non établies, l’ingérence de l’Etat dans la nomination des

    responsables d’Eglise, le déni du droit d’enseigner pour les religions minoritaires, et l’utilisation de symboles religieux dans le but de promouvoir les intérêts de l’Etat.

    Par ailleurs, disent-ils, les lois actuelles concernant la reconnaissance et l’enregistrement des Eglises sont souvent le moyen, pour l’Etat, "de

    protéger ses propres intérêts et non d’appliquer ses engagements en matière

    de liberté religieuse".

    A ce séminaire, le dernier d’une série de réunions concernant l’application des engagements pris par les gouvernements depuis la signature en 1975

    de l’Acte final d’Helsinki, participaient des délégations de la plupart des

    Etats européens, des Etats-Unis et du Canada.

    Un tremplin en vue de préparer Graz

    Quelque 80 organisations non gouvernementales, entre autres la Conférence des Eglises européennes (KEK), dont le siège est à Genève, le Patriarcat

    oecuménique (orthodoxe), 20 Eglises nationales, et des organismes de défense des droits de la personne humaine, étaient également représentés.

    La rencontre avait été mise sur pied par l’Organisation pour la sécurité

    et la coopération en Europe (OSCE), qui compte plus de 50 Etats membres en

    Europe et en Amérique du Nord. C’était la première réunion de l’OSCE convoquée à l’initiative du Saint-Siège, un des Etats signataires de l’Acte final, représenté lors des réunions de l’OSCE.

    Selon Uwe-Peter Heidingsfeld, représentant de la KEK, son organisation

    souhaite que l’OSCE mette en marche un "effort concerté" des Etats membres

    en vue d’améliorer le statut juridique des communautés religieuses. La réunion de Varsovie, a-t-il précisé, devrait être un "tremplin" en vue du Rassemblement oecuménique européen de 1997, à Graz, en Autriche, organisé conjointement par la KEK et le Conseil des Conférences épiscopales européennes

    (CCEE). Ce second rassemblement visera aussi à promouvoir la justice et la

    paix en Europe.

    La Grèce et la Bulgarie veulent protéger l’Eglie orthodoxe majoritaire

    Pour le délégué italien de l’Union européenne, Marco Clemente, les problèmes de discrimination religieuse ont toujours été "présents" dans les

    pays membres de l’Union européenne. Mais auparavant, a-t-il souligné, ces

    violations étaient "en retrait par rapport aux plus grands problèmes d’une

    Europe orientale gouvernée par des régimes communistes".

    Par ailleurs, plusieurs délégations gouvernementales ont défendu la politique de restriction des activités religieuses. Ainsi, les délégations de

    la Grèce et de la Bulgarie, pays dont les législations semblent limiter les

    activités des minorités religieuses mais non celles de l’Eglise orthodoxe

    majoritaire, ont défendu la nécessité d’agir contre "le prosélytisme agressif de certaines sectes".

    Les Eglises orthodoxes estiment que, dans des pays qui sont majoritairement orthodoxes depuis des siècles, d’autres groupes religieux ne devraient

    pas pratiquer le prosélytisme - c’est-à-dire chercher à gagner des conversions parmi les fidèles orthodoxes.

    Entre autres recommandations faites lors de ce séminaire figurent la nécessité pour l’OSCE de se pencher sur le problème du prosélytisme dans le

    cadre de ses Etats membres, ses implications pour la protection de la liberté de parole et d’expression, et les droits des groupes religieux autochtones; la préparation d’une étude comparative des législations religieuses dans les Etats de l’OSCE et la mise en place d’une commission internationale d’experts chargée de conseiller les gouvernements sur les

    questions religieuses. (apic/eni/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus