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    Le texte contient 73 lignes (max. 75 signes), 774 mots et 5256 signes.

    apic/Vade-mecum/Confesseurs/Morale conjugale/Contraception

    Vatican:Publication d’un "vade-mecum pour les confesseurs (020397)

    Répondre pastoralement à certains questions de la vie conjugale

    Rome, 2mars(APIC) Le Vatican a publié dimanche dans l’"Osservatore romano" un document de 26 pages du Conseil pontifical pour la famille contenant

    des directives à l’intention des confesseurs à propos notamment de certaines questions de la vie conjugale, comme la contraception - toujours interdite - et la procréation responsable.

    A visée pastorale, ce "Vade-mecum pour les confesseurs sur certains sujets de morale liés à la vie conjugale" n’apporte en fait pas de changements fondamentaux et répète les exigences doctrinales traditionnelles de

    l’Eglise. Ce document a pour but d’aider à dépasser les éventuelles divergences ou incertitudes présentes dans la pratique des confesseurs.

    Le problème de la procréation responsable et les nouvelles modalités de

    la contraception (toujours qualifiée globalement par le magistère de "malice intrinsèque" parce qu’elle rend intentionnellement les actes conjugaux

    inféconds) sont des points particulièrement délicats dans l’enseignement de

    la morale catholique dans le domaine conjugal, lit-on dans ce nouveau document rendu public samedi déjà par la salle de presse du Vatican.

    Péché de contraception: pas de refus automatique de l’absolution

    Le document relève à l’intention des confesseurs que "la récidive, dans

    les péchés de contraception, n’est cependant pas en elle-même un motif pour

    ne pas donner l’absolution". Celle-ci ne peut être refusée que s’il manque

    une contrition suffisante ou la résolution de ne pas retomber dans le péché.

    Sur le plan de la chasteté conjugale, le document demande que l’on considère le principe toujours valable selon lequel "il est préférable de

    laisser les pénitents dans leur bonne foi pour les cas où l’erreur est due

    à une ignorance subjectivement invicible, quand on prévoit que le pénitent,

    même s’il entend vivre sa foi, ne changerait pas de conduite et en viendrait même à pécher formellement".

    La "loi de gradualité" pastorale, que l’on ne peut confondre avec la

    "gradualité de la loi" qui en amoindrit les exigences, consiste à chercher

    une "rupture décisive" avec le péché et un cheminement progressif vers

    l’union totale à la volonté de Dieu, affirme encore le "vade-mecum".

    La sensibilité pastorale du pape Jean Paul II

    Le présent opuscule, qui "a pour origine la sensibilité pastorale" du

    pape Jean Paul II, comprend un ensemble d’éléments que les confesseurs

    prendront en considération pour l’administration du sacrement de réconciliation.

    Si, au niveau doctrinal, l’Eglise a une ferme conscience des exigences

    du sacrement de pénitence, on ne peut nier que dans la pratique pastorale,

    il y a eu, quant à la traduction de ces enseignements, "un certain vide",

    reconnaît le "vade-mecum" du Conseil pontifical pour la famille, signé par

    son président, le cardinal Alfonso Lopez Trujillo. Daté du 12 février dernier, il se donne pour but "d’aplanir la route" des couples catholiques.

    Mais il s’adresse spécifiquement aux prêtres et à la pratique d’accompagnement en matière de sacrement de pénitence et de réconciliation.

    La contraception contredit le plan d’amour de Dieu proposé aux époux

    Le "vade-mecum" réaffirme la sainteté du mariage et les exigences de la

    chasteté des époux, de la paternité et de la maternité responsables, et la

    nécessaire ouverture des époux à la vie. A propos de la contraception, le

    texte est sans ambiguïté: "La contraception, en s’opposant directement à la

    transmission de la vie, trahit et fausse l’amour d’oblation qui est le propre de l’union matrimoniale: elle ’altère la valeur de la donation totale’

    et contredit le plan d’amour de Dieu proposé aux époux".

    Condamnation de la contraception: "doctrine définitive et irréformable"

    A propos de la contraception - "l’Eglise a toujours enseigné la malice

    intrinsèque de la contraception" - le document affirme que "cet enseignement doit être considéré comme doctrine définitive et irréformable". Le

    Conseil pontifical pour la famille définit comme "malice morale spécifique

    et plus grave encore" l’usage des moyens qui ont un effet abortif parce

    qu’ils empêchent la fixation de l’embryon fécondé depuis peu ou entraînent

    son expulsion dès le début de la grossesse.

    Le comportement des conjoints, toujours fondamentalement ouverts à la

    vie, mais qui ne vivent leur intimité que dans les périodes infécondes,

    "s’ils sont guidés par des motifs sérieux de paternité et de maternité responsables", est considéré de manière profondément différente de toute pratique contraceptive. Le document considère comme licites "les méthodes dites naturelles", "lorsqu’il y a une raison proportionnellement sérieuse" de

    les utiliser.

    Pour ce qui est de l’absolution de l’avortement, l’opuscule renvoie aux

    normes canoniques en vigueur. "Si le repentir est sincère, et s’il est difficile de s’adresser à l’autorité compétente à qui est réservée la remise

    de la censure, tout confesseur peut absoudre, selon les dispositions du canon 1357". (apic/com/be)

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