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    apic/Urbi et Orbi/Jean Paul II/Indifférence internationale fustigée

    Rome:La tragédie des Grands Lacs interpelle le monde (261296)

    Dans son message "Urbi et Orbi", le pape fustige

    l’indifférence de la communauté internationale

    Rome, 26décembre (APIC) A l’occasion de son traditionnel message "urbi et

    orbi" (à la ville et au monde) du jour de Noël, retransmis par la télévision de 68 pays de la planète, le pape Jean Paul II n’a pas eu de mots assez durs pour fustiger "l’indifférence générale de la communauté internationale" face à la tragédie qui endeuille la région des Grands Lacs.

    Depuis la loggia de la Basilique Saint-Pierre, s’adressant aux dizaines

    de milliers de fidèles massés sur la place, le pape a qualifié cette situation de "l’un des drames humanitaires les plus cruels" de l’histoire de

    cette région d’Afrique centrale. Le pape, qui paraissait en forme, a prononcé ses voeux de Noël dans 53 langues.

    Un scandale qui ne peut laisser personne tranquille

    Comment fêter Noël quand que des milliers d’Africains de la région des

    Grands Lacs vivent une situation des plus désespérées, a insisté Jean Paul

    II. Ce sont "nos frères et nos soeurs", a poursuivi Jean-Paul II, qui sont

    en proie "à la peur, à la faim et à la maladie". "Ils ne pourront pas jouir

    de la joie de Noël", et "personne ne peut être tranquille devant ce

    scandale, dont les mots et les images ne donnent qu’une pâle idée".

    Evoquant la triste série des malheurs du monde, Jean-Paul II a encore

    cité Chypre, toujours divisée, l’Algérie, "en proie à une violence injustifiable", mais aussi l’Afghanistan et le Sri Lanka, qui connaissent "des

    luttes fratricides". La Terre Sainte - où cette année, à Bethléem, la joie

    de l’an dernier avec la souveraineté palestinienne retrouvée a été effacée

    par l’inquiétude suscitée par l’intransigeance de Benjamin Netanyahou et le

    blocage du processus de paix - n’avait pas été oubliée par Jean Paul II. Il

    en a parlé comme d’une terre "aimée du Christ", où l’espérance de la paix

    et de la réconciliation ne doit pas mourir, "malgré les provocations et les

    contrastes profonds".

    Dans son message de Noël, Jean-Paul II a a encore insisté pour dire

    qu’il est faux de se résigner devant la violence et l’injustice dans le

    monde. Il a voulu dire au monde, en évoquant les exemples de la Bosnie-Herzégovine et du Guatemala, où après de longues années de guerre, l’on assiste enfin au silence des armes, que l’espérance est plus forte que la mort.

    (apic/jmg/cic/be)

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