Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 69 lignes (max. 75 signes), 662 mots et 4374

    apic/Union de Brest/Célébrations

    signes.

    Rome: célébration du 4e centenaire de l’Union de Brest

    Pas encore prêt pour accueillir le pape en Ukraine (050796)

    Rome, 5juillet(APIC) "Nous ne sommes pas encore matériellement

    prêts à accueillir Jean-Paul II en Ukraine", a affirmé vendredi à

    Rome, Mgr Lubomyr Husar, exarque de l’Eglise gréco-catholique de

    Kiev-Vyshorod (Ukraine), à la veille des célébrations dans la basilique Saint Pierre au Vatican, ces 6 et 7 juillet, du 4e centenaire de l’Union de Brest.

    Mgr Lubomyr Husar, qui présentaient ces célébrations à la

    presse, n’a "pas entendu de protestations du côté orthodoxe" à ce

    sujet. Il a rappelé que ces célébrations ont pour objet de "confirmer l’union à Rome et ses conséquences". Insistant sur la "sérénité" de cette Eglise, il n’a toutefois pas caché son "insatisfaction" sur la question de la restitution des biens, en précisant qúen aucun cas il en ferait un "casus belli".

    L’Eglise gréco-catholique (uniate) ukrainienne revient de

    loin. En avril 1945, tous ses évêques furent arrêtés sur ordre

    politique de Moscou, qui fit convoquer en mars 1946 un "Synode"

    qui décida de l’intégration de cette Eglise dans l’Eglise Orthodoxe Russe. Ceux qui résistèrent - 1’400 prêtres, 800 soeurs et

    des fidèles - furent tous arrêtés. Le 1er décembre 1989, l’Eglise

    gréco-catholique est officiellement réapparue en Ukraine. La célébration du 4e centenaire de sa création (16 octobre 1596) rappelle la décision unanime des ses évêques de se rallier à l’autorité de Rome, tout en conservant la liturgie byzantine, mais en

    refusant de dépendre du Patriarcat Orthodoxe.

    Cet automne, des cérémonies auront lieu en Ukraine pour rappeler l’événement. En attendant, c’est Jean-Paul II lui même, qui a

    consacré une lettre apostolique à l’Union de Brest (12 novembre

    1995), qui célébrera le quatrième centenaire ce week-end à Rome

    selon la liturgie byzantine. C’est la seconde fois de son pontificat qu’il célébrera publiquement en rite byzantin. Il l’avait

    fait pour le millénaire du baptême de la "Rus".

    L’oecuménisme au jour le jour

    Dans ces commémorations "nous évitons tout triomphalisme", explique Mgr Husar. "Il s’agit pour nous de rappeler un événement

    très important qui nous rapproche d’une vraie restauration de

    l’unité des chrétiens".

    De fait, il y a un an, à Istanboul, les orthodoxes avaient demandé aux catholiques, lors de la réunion de la Commission Interorthodoxe pour le Dialogue Théologique avec les Catholiques,

    d’éviter toute "manifestation ostentatoire" en raison des réactions "négatives" suscitées par ce 4e centenaire chez les orthodoxes. De plus, outre le problème culturel lié à l’histoire dramatique de cette Eglise en Ukraine, une question épineuse subsiste avec les autorités orthodoxes et politiques de ce pays: la

    restitutions des biens de l’Eglise gréco-catholique, des églises

    en particulier, confisqués par le pouvoir en 1946 et attribués à

    l’Eglise Orthodoxe.

    "La restitution des biens n’est pas encore très satisfaisante,

    mais nous ne voulons pas en faire un casus belli. Nous nous référons au droit en vigueur", a confirmé Mgr Husar. Un problème

    qu’il juge "complexe" et qui nécessite des études "au cas par

    cas". La difficulté est encore accrue, souligne-t-il, par la restitution d’Eglises de rite latins pour les nombreux ukrainiens

    catholiques d’origine polonaise. Le dossier suscite des tensions

    entre catholiques latins et gréco-catholiques, admet Mgr Husar,

    encore qú"il ne faut pas exagérer".

    Autre sujet délicat: la mémoire de l’histoire. Mgr Husar a observé que depuis deux ans six réunions ont eu lieu avec des orthodoxes et des historiens, mais que "le peuple a peur de ce passé". Ces travaux sont souhaités par les scientifiques, mais sont

    très mal accueillis dans la population.

    Le contexte délicat de cette Eglise, qui a joué "un rôle certain" dans la formation de la conscience nationale ukrainienne,

    en particulier "dans le réveil national" en 1990, inspire à ses

    responsables une attitude prudente. Mgr Lubomyr Husar confie:

    "Nous vivons l’oecuménisme au jour le jour, par expérience et non

    en théorie. Nous ne sommes pas des maîtres de l’oecuménisme. Nous

    en serons toujours les élèves. A l’école de la vie". (apic/imedpr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus