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    Nairobi: l’UNESCO présente son rapport mondial sur la science (140294)

    apic/Unesco/rapport sur la science

    "La science au service du bien de tous"

    Nairobi, 14février(APIC) En choisissant Nairobi, capitale du Kenya, pour

    présenter le Rapport Mondial sur la science 1993, l’UNESCO souhaite à la

    fois montrer les acquis du progrès technique et dénoncer le déséquilibre

    nord-sud dans le domaine de la recherche et du développement des technologies. C’est au cours d’une conférence consacrée au développement des ressources humaines en sciences et technologie en Afrique et au partenariat

    entre université et industrie, que Federico Mayor, directeur général de

    l’UNESCO, a donné les grandes lignes de ce rapport.

    Ce rapport, qui à l’avenir sera publié tous les deux ans, atteste que

    les découvertes scientifiques sont en mesure de répondre aux besoins de

    tous, qu’il s’agisse de se battre contre la maladie, de répondre aux besoins energétiques, de venir à bout des famines ou plus généralement d’améliorer la qualité de la vie. En outre, nombres de problèmes qui affectent

    la terre, comme le réchauffement du climat ou la destruction de la couche

    d’ozone dépassent les frontières. A la veille du XXIe siècle, science et

    technologie deviennent l’un des facteurs clés de la croissance économique.

    Mais ce rapport souligne aussi que plus de 80% de la recherche et du développement sont entre les mains de quelques pays industrialisés. Pour corriger ce déséquilibre, il faut venir à bout d’une combinaison d’obstacles

    tel que l’analphabétisme, l’insuffisance des télécommunications, l’absence

    d’équipements, la fuite des cerveaux, l’isolement des chercheurs, les liens

    insuffisants entre l’université et l’industrie, l’obstacle de certaines valeurs culturelles ou encore la guerre. "Aujourd’hui l’écart entre riches et

    pauvres est celui du savoir. Il ne peut y avoir de développement durable

    sans transfert de la science", remarque Federico Mayor.

    Le directeur général de l’UNESCO relève qu’on affirme parfois que la

    science est la source du bien et du mal. A ses yeux cependant, la science

    est toujours science de bien. Seule son application peut être néfaste. On

    peut utiliser la science comme un outil ou comme une arme. Le projet scientifique le plus ambitieux du siècle, c’est-à-dire le décryptage du code génétique de l’être humain doit permettre, par exemple, d’éliminer la plupart

    des maladies héréditaires.

    Une autre section du rapport est consacré aux réalisations patronnées

    par l’UNESCO. On note en particulier le succès des chaires UNESCO qui par

    l’échange de professeurs "nourissent les semences en train de pousser dans

    les pays en voie de développement".

    En conclusion le rapport souligne que la recherche scientifique doit

    être menée en écoutant les autres disciplines comme la sociologie, la philosophie et d’une façon générale les sciences humaines ce qui permettra de

    se préoccuper avec pertinence des questions éthiques. (apic/ccic/mp)

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