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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Le texte contient 67 lignes (max. 75 signes), 652 mots et 4295 signes.

    apic/trois encadrés/ sida/ que faire?/ antipapistes

    Encadré

    "J’ai le sida"

    Tours, 21septembre (APIC) "Je ne suis pas un blessé de la vie, je me sens

    comme tout le monde. J’ai le sida. Pourquoi le pape utilise-t-il l’expression: ’blessé de la vie’? Pourquoi est-il contre la protection de la maladie? Pourquoi est-il contre les homosexuels". Jean-Marc Oyer est âgé de 33

    ans. Dans la basilique Saint Martin de Tours, il attend l’arrivée de JeanPaul II, ce samedi 21 septembre après-midi, au milieu de deux cent malades,

    pauvres, prostituées, "exclus" de toutes sortes.

    Une sorte de cours des miracles. Ils sont tous là en plusieurs demi-cercles. Au centre des couches de grabataires. La retenue est intense. Souffrances et silence. Jean-Marc continue: "J’attends bien sûr quelque chose.

    Mais je ne peux pas l’obtenir. Quand on est malade, c’est la guérison qu’on

    attend. Mes amis m’ont déconseillé de venir. Mais je suis venu parce que je

    suis chrétien. J’ai un ami qui devait venir, mais finalement il n’a pas

    voulu. Deux autres ne sont pas venus. Je ne sais pas pourquoi. On saura

    plus tard: "Victimes du sida, ils sont morts, la veille et l’avant-veille".(apic/jmg/ba)

    Encadré

    Devant tant de détresse, que faire?

    Devant tant de détresse, que peut bien apporter le pape? Il saluera personnellement chacun d’entre eux. D’abord il veut être attentif à ceux qui

    souffrent: "J’attache un grande importance à notre rencontre, dit-il.

    Vos visages parlent aussi de Dieu, car vous avez du prix à ses yeux."

    Mais Jean-Paul II est surtout venu dresser un procès: "Une société est jugée au regard qu’elle porte sur "les blessés de la vie". Il continue : "Devant l’augmentation du nombre des exclus, il faut trouver de nouveaux modes

    de vie, personnels et collectifs, qui permettent de surmonter les crises,

    surtout dans les pays qui, comme le vôtre, disposent d’abondantes ressources humaines et naturelles. De nouvelles formes de solidarite sont à mettre

    en place, aussi bien à l’intérieur de chaque société qu’entre les nations".

    Une véritable répartition des biens

    Le pape indique alors une piste: "Pour garantir à tous l’accès au travail, ne conviendrait-il pas de revoir certaines pratiques et d’aider à une

    plus juste répartition des biens? Ceux qui ont la chance d’avoir des revenus suffisants sont-ils prêts à partager davantage avec ceux qui ne parviennent pas à vivre décemment? Un style de vie plus sobre permettrait a

    beaucoup d’éviter le gaspillage et d’être plus attentifs aux besoins de

    leur prochain. Chaque être humain, aussi démuni soit-il, est créé à l’image

    et à la ressemblance de Dieu, et rien ne peut lui faire perdre cette dignité. Quelle que soit son origine, quel que soit le poids de son épreuve, refuser de le voir, c’est se condamner à ne rien comprendre à la vie."

    Jean Paul II rappelle: "L’attention portée aux pauvres est l’un des critères majeurs de l’appartenance au Christ". C’est pourquoi je lance un appel en faveur d’une solidarité réelle entre tous. Quand donc seront véritablement respectés les droits de chacun au travail, au logement, à la culture, à la santé, à une existence digne de ce nom? L’Eglise manquerait gravement à sa mission si elle ne rappelait ce devoir impérieux de tout mettre

    en oeuvre, dans les sociétés riches de l’Occident, comme dans toute société, pour extirper les fléaux qui ne cessent de sévir sur la surface de notre planète. Aucun chrétien n’est dispensé de prendre part à ce travail exigeant, salutaire et gratifiant." (apic/jmg/ba)

    Encadré

    Manifestation contestataire anti-papiste

    A la même heure, dans le centre de la ville de Tours, une manifestation

    contre la visite du pape rassemblait 1’800 personnes, selon la police. Des

    groupes libertaires se retrouvaient sous des bannières du genre: "A bas la

    vache folle de Rome". Monté sur une voiture, un homme déguisé en pape et

    coiffé d’une "capote", distribuait des préservatifs à la volée...(apic/jmgba)

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