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    apic/Trois béatifications

    Rome: Deux prêtres autrichiens et une laïque française béatifiés (241196)

    "Témoins de la vérité vivante"

    Rome, 24novembre (APIC) Le pape Jean-Paul II a proclamé bienheureux, ce

    dimanche 24 novembre, Fête du Christ Roi, deux prêtres autrichiens du Tyrol, Otto Neururer (1882-1940) et Jakob Gapp, marianiste (1897-1943), tous deux martyrs pendant l’occupation nazie -, et une Française du TiersOrdre dominicain, Catherine Jarrige (1754-1836), qui traversa la tourmente

    révolutionnaire en restant fidèle à la communion avec Rome.

    Les trois évêques de la "pétition" pour les béatifications ont concélébré la messe avec le pape: Mgr Christoph Schönborn, dominicain, archevêque

    de Vienne, Mgr Reinhold Stecher, évêque d’Innsbruck et Mgr René Séjourné,

    évêque de Saint-Flour, (Cantal) au sein du Massif central.

    Jean Paul II a insisté, en langue allemande, sur le témoignage de la

    vérité qui fut la mission du Christ et le propre des martyrs. "Cette vérité

    n’est pas une discussion philosophique, mais bien une vérité vivante, à savoir Dieu lui-même qui se révèle".

    Pas de compromis possible avec le nazisme

    Le Père Jakob Gapp, de la Société de Marie, était conscient, continue le

    pape, qu’aucun compromis n’était possible entre l’idéologie païenne et le

    christianisme. Il voyait clairement dans le déferlement nazi un combat apocalyptique. Il savait qu’il devait résister, et c’est cela qui l’a conduit

    à la mort. Il fut décapité dans la prison berlinoise de Plötzensee. "Tout

    passe, seul le ciel demeure. Là nous nous reverrons. Et ainsi, il n’y aura

    plus de séparation", écrivait-il aux siens, quelques heures avant sa mort.

    Le Père Otto Neururer a rendu témoignage à la vérité du Christ en défendant la "sainteté du mariage chrétien". En effet, il fut jeté en prison

    pour avoir déconseillé à une jeune femme d’épouser un militaire nazi divorcé et peu recommandable. Dans le camp de concentration, conscient de son

    devoir de prêtre, il continua d’enseigner la foi, en dépit des interdictions. Et pour avoir baptisé un prisonnier, il fut pendu par les pieds dans

    le bunker jusqu’à ce que mort s’ensuive.

    L’un et l’autre témoignent d’une "fidélité sans faille" à la vérité du

    Christ, insiste Jean-Paul II. Ils sont des intercesseurs au ciel pour aider

    notre époque à comprendre la sainteté du mariage et du ministère sacerdotal.

    Une fille spirituelle de Catherine de Sienne

    Quant à Catherine Jarrige, surnommée Catinon-Menette, "petite moniale",

    le pape a souligné sa charité active au service de Dieu et de son prochain.

    Elle ne craignait pas, a rappellé Jean Paul II , de "parcourir, la nuit,

    les vallées du Cantal pour porter secours aux prêtres persécutés. Elle passait dans les maisons pour quêter pour les pauvres". Jean-Paul II reconnaìt

    en elle une "fille spirituelle de Catherine de Sienne", tertiaire dominicaine comme elle, et dont elle portait le nom.

    Son message, a résumé le pape, est un message "de joie, d’amour et

    d’espérance". Avec en prime une pointe d’humour, une capacité de "répartie"

    qui "désarmait un adversaire qu’au fond d’elle-même elle continuait à aimer".

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