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    apic/Times Magazine Jean Paul II

    Etats-Unis: "Times Magazine" désigne Jean-Paul II "homme de l’année"

    Le pape polonais n’est pas un fondamentaliste (201294)

    New York, 20décembre(APIC) Après Jean XXIII, Lech Walesa, mais aussi Staline et Hitler, - comme il l’a fait remarquer lui-même - le pape Jean Paul

    II s’est vu décerné par le "Times Magazine", célèbre hebdomadaire américain

    diffusé à 5 millions d’exemplaires le titre ’d’homme de l’année’. Dans le

    dernier numéro de la revue, on apprend que le pape polonais n’est pas un

    fondamentaliste mais veut jeter les bases d’une nouvelle anthropologie.

    L’hebdomadaire américain consacre outre sa couverture plus de vingt pages au pape Wojtyla, en expliquant les raisons de son choix. Puis, en présentant sa vie passée, son activité quotidienne et son oeuvre, sans oublier

    bien sûr la liste de ses éventuels successeurs. sa vie passée et quotidienne, son oeuvre. Un reportage de deux pages dans une paroisse de Chicago intitulé "en désaccord avec le pape" fait le contrepoids, complètant l’ensemble. Les journalistes de "Times magazine" ont mis le paquet: ce numéro est

    le fruit de trois mois de travail de trente journalistes, expliquent-ils.

    Pour les rédacteurs de "Times Magazine", deux éléments clefs ont incité

    à élire le chef de l’Eglise catholique. Dans un premier temps: "La victoire

    du pape au Caire, chèrement payée en terme de relations publiques", et ensuite "le fait que son livre ’Entrez dans l’Espérance’ soit un best seller

    dans au moins douze pays".

    A ces raisons, s’ajoutent "une année perturbée" pour le pape, avec l’annulation de son voyage au Liban et à Sarajevo, sans oublier le génocide du

    Rwanda "qui l’a particulièrement affecté, car 85% des habitants de ce pays

    sont des chrétiens, dont 60% catholiques". Parmi les nombreuses autres raisons, la revue note également la parution anglaise, retardée pour des raisons de traduction, du "Catéchisme de l’Eglise catholique" et l’établissement de relations diplomatiques avec Israël.

    Jean Paul II n’est pas un fondamentaliste

    Sur le fond, estime la revue, l’objectif prioritaire de Jean Paul II a

    été de "clarifier la doctrine de l’Eglise (...), de rejoindre le monde,

    d’ouvrir des contacts avec d’autres croyances et de proclamer à tous la

    sainteté de l’individu, corps et âme". Pour le magazine, "Jean-Paul II

    n’est pas un fondamentaliste qui voudrait abolir les Lumières et détruire

    les outils de la technologie (...), mais il pense que le rationalisme n’est

    pas suffisant (...) pour rendre l’homme heureux".

    L’article central regorge de détails sur la vie quotidienne du pape et

    sur sa façon d’être. "C’est à genoux qu’il prend les décisions", explique

    l’un de ses collaborateurs. Un autre estime que le pape considère avoir,

    par son pontificat, au moins jeté les bases d’une nouvelle anthropologie et

    sociologie fondée sur des bases vraiment chrétiennes". L’un des ses proches

    amis, le Père Tadeusz Styezen, confie: "Le pape reste pour moi un mystère.

    Il commence à prier, et cinq minutes après il oublie tout ce qui l’entoure".

    Joaquin Navarro-Valls, directeur de la salle de presse du Saint- Siège,

    l’une des nombreuses personnalités interviewées, révèle que le voyage à Sarajevo a été annulé non à cause du risque que représentaient les Serbes

    bosniaques, dont le leader Radovan Karadzic "assurait la sécurité", mais en

    raison de l’avertissement de celui-ci devant la menace "d’un assassinat du

    pape par les musulmans", qui aurait été immédiatement attribué au Serbes.

    Les papabile: Lustiger, Arinze et Martini

    Quant à la liste des éventuels "papabile" le journal reprend, par zone

    géographique, des noms qui circulent les plus souvent: les cardinaux, Martini, Piovanelli, Laghi et Biffi pour l’Italie, Gantin et Arinze pour

    l’Afrique, Moreira Neves pour l’Amérique latine, Danneels et Lustiger pour

    l’Europe du Nord. Mais trois photos seulement sont publiées, celles des

    cardinaux Lustiger, Arinze et Martini.

    Une équipe du "Times" est venue à Rome le 7 décembre pour annoncer au

    pape, lors d’une audience particulière, la décision de le désigner "homme

    de l’année". A l’annonce de cette distinction qui honore "sa rectitude"

    Jean Paul II a répondu: "Je vous remercie, car je vois que par le passé

    vous avez donné cet honneur à Lech Walesa et au pape Jean XXIII, mais aussi

    à Staline et à Hitler". Un des journalistes rétorque: "Il y a une bonne et

    mauvaise liste et vous êtes sur la bonne liste". Et le pape d’enchaîner:

    "Pourvu que j’y reste!" (apic/cip/mp)

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